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 Là-haut, il n'y a plus rien

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Le sombre minuit
Modérateur
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Date d'inscription : 30/05/2011
Age : 26
Localisation : Dijon

MessageSujet: Là-haut, il n'y a plus rien   Lun 11 Nov - 17:31

Le monde a répondu.
Je l'ai vu en me levant, ce matin.
Je n'ai pas réussi à dormir. Quand j'ai aperçu la première réponse descendre du ciel, j'ai compris.
Là-haut, il n'y a plus rien, je suis seul sur Terre. Seul dans mon esprit.
Moi. Là. Devant.
Je prends ma brosse à dent et j'essaie de frotter comme il faut, de haut en bas, comme tu aimes.
Il le faut. Aujourd'hui, il le faut.
Je prends la mousse à raser et je me rase de près. Il le faut. Aujourd'hui il le faut.

Je vais sous la douche.
Quelque chose, sur moi. En moi. Je le sens. Il faut que je m'en débarrasse. Entièrement. Je frotte.
Je frotte.
Je savonne.
Je ne chantonne pas. Aucune envie.
Mon souffle est court. J'arrête et je me mets à respirer lentement.
Je sors de la douche en m'aidant de la rambarde.
Tu m'as demandé de la fixer sur le mur pour toi ; je m'en sers autant.
Je regarde par la fenêtre. Je voulais qu'il fasse beau aujourd'hui. Au lieu de cela, il n'y a plus rien.
Mon amour, pour toi, aujourd'hui, il n'y a rien.
Là-haut, il n'y a plus rien, je suis seul sur Terre. Seul dans mon esprit.

Je traverse la maison en caleçon.
Tu détestes ça, je me dépêche pour éviter que tu sois en colère.
J'ai mal aux genoux à cause de toute cette hâte. Idiot.
Notre chambre. J'ouvre le placard.
Mon smoking, il est triste. Enveloppé dans ce plastique grossier, il ne ressemble à rien.
Je devrais y aller en caleçon, ça va te faire rire. J'en suis certain. Ou peut-être pas.
Tout est étrange, et tout va au ralenti, je le sens.
J'enfile ce pantalon. Je n'aime pas sa texture.
J'enfile cette chemise, je n'aime pas ses boutons.
J'enfile cette veste, je n'aime pas son col.
Comment vais-je faire pour mettre correctement ma cravate ?
Viens, s'il te plaît. Tu vas la serrer bien comme il faut.
Tes mains, douces, viendront se glisser dans mon cou.
Peu m'importe si ce n'est pas parfait, il faut juste que ce soit toi.
Je regarde par la fenêtre. Je voulais qu'il fasse beau aujourd'hui. Au lieu de cela, il n'y a plus rien.
Là-haut, il n'y a plus rien, je suis seul sur Terre. Seul dans mon esprit.

Quelqu'un frappe.
Je vais jusqu'à la porte.
Je pose ma main sur la poignée.
J'ouvre, doucement, et je tombe sur notre fils.
La blancheur cadavérique me répond, la Terre en est recouverte.
Il sourit : il me regarde et ne fait que sourire.
Il me prend dans ses bras.
Il me frappe le dos.

Je l'observe, ce fils qui sourit en ce jour.
« Elle va être bien. Tu as vu comme tout est blanc ? C'est beau, papa.
Si tu le dis. Oui. »
Il n'est pas d'accord, encore une fois. Je ne veux pas parler, pas aujourd'hui.
Il me dit de marcher dans ses pas. Il en fait de trop grands pour moi.
Ses enfants sont dans une seconde voiture, avec sa femme.
Ils jouent. Ils admirent le monde. Aujourd'hui, ils admirent le monde.
Alors qu'il est si fade, si triste.

Un monstre me regarde. Avant que je n'entre dans la voiture.
Son long nez, sombre.
Ses deux yeux, noirs.
Sa bouche immonde, souriante et ricaneuse.
Son corps sans jambe, aux bras tordus.
Sa peau blanche.
Il me regarde et me condamne à la tristesse par son rire terrifiant.
Aide-moi, mon amour. Aide-moi. Je ne supporte pas son regard.
Notre fils m'interpèle et je rentre dans la voiture, hanté par cette bouche immense.

Le ciel est sans vie. Il n'a plus aucune force. Il ressemble à la Terre. Les deux se confondent.
Où dois-je poser mes jambes ? Que dois-je faire ? Où es-tu ?
T'avons-nous oublié près de ce monstre blanchâtre ?
Prends ma main, mon amour.
Notre fils ne sait pas. Il ne sait pas que tu es toujours là.
Sur les côtés, sur les trottoirs, la folie blanche s'est transformée en masse noirâtre.
Rien n'est plus terrible que ce mélange infecte.
Je vois.
Tu n'es plus là.
Je regarde par la fenêtre. Je voulais qu'il fasse beau aujourd'hui. Au lieu de cela, il n'y a plus rien.
Là-haut, il n'y a plus rien, je suis seul sur Terre. Seul dans mon esprit.

Le monde n'a plus de personnalité.

Des voitures nous rejoignent dans notre avancée. Nous allons vers toi.
Des voitures nous rejoignent dans notre voyage. Je ne comprends pas à quoi elles ressemblent.
Elles nous suivent, nous dépassent. Elles accourent vers toi.
Mais je sais que tu n'attends que moi. Tu n'as toujours attendu que moi.

Partout, mon amour. Les gens jouent. Les enfants, les adolescents, les adultes.
Ignorent-ils ?
Dieu a-t-il voulu me faire souffrir, aujourd'hui ?
Dieu fait-il peser sur le monde son impartialité car je n'ai pas été assez bon ?
Dieu est-il toujours vivant, peut-il me sauver ?
Réponds-moi, mon amour !

Réponds... réponds... pourquoi ne dis-tu rien ?
C'est ce blanc ?
C'est ce froid ?
C'est cette pureté mensongère ?
C'est cette renaissance folle ?
Dis-moi quelque chose !
Ne me dis pas qu'il est temps.
Pas encore une fois.
Je n'aime pas la texture de ce pantalon. Ni les boutons de cette chemise. Ni le col de cette veste.
Tu n'as pas le droit.
Ni à ce blanc, ni à cette neutralité.
Mon amour...

« Papa, on est arrivé. Tu vas pouvoir la voir. »
Je vais pouvoir te voir.
Je n'ai jamais eu autant de force en moi. Je vais te relever. On va partir.

Main dans la main.
Jusqu'au bout.
Je prends la poignée.
Lent, je sors de la voiture.
La mousse craque sous mes pieds, est-ce cela, te retrouver ?
Lent, je me dirige vers toi.
Je sais, tu m'attends.
À jamais.
Mon cœur pour le tien.

Mais tu n'es plus là.
En te voyant, couchée là. Je l'ai vu.
Tes yeux sont aussi neutre que la Terre d'aujourd'hui.
Il n'y a plus rien en toi. Il n'y a plus la femme que j'aime.
Où es-tu ? Où dois-je te rejoindre ? Cette fois-ci, sommes-nous séparés à jamais ?
Les gens n'aident plus les gens. Ils sont tous égoïstes, mon amour.
Cet égoïsme, tu vas m'y abandonner ? Tu vas me laisser au milieu de cela ?
Ils vont se débarrasser de moi.
Ces gens-là !
Ceux qui me regardent et me condamnent déjà !
Reviens-moi, mon amour.

Un dernier baiser.

Un dernier au revoir.

Malgré mon désespoir, ils sont tous là.
Ils se droguent dans cette poudre odieuse.
Ces enfants ont absorbé cette cocaïne du ciel.
Ces parents sont sous narcotique.
Ils ne pensent pas à toi.
Ce blanc t'a effacé, comme il a effacé le monde sous son épaisseur.
Je suis seul sur Terre. Seul dans mon esprit.

Aujourd'hui. Il fait froid.
J'ai froid dans mon cœur.
J'ai froid dans mes membres.
J'ai froid dans mon sang.
J'ai froid dans mon âme.
Aujourd'hui. Il n'y a pas de soleil.
C'était ce que tu méritais. Le soleil.

Au lieu de cela, le monde a eu son stupéfiant séculaire, pour lequel tous rient et chantent.
Noël arrive, mon amour.
Je serai seul, cette année.
Il venait pour toi, aujourd'hui tu n'es plus là.
Je ne suis plus rien. Il n'y a plus rien dans ce monde.
Ce smoking. Il est bien trop triste. Il n'est pas bien.
Il faut du soleil.

Mon amour, cette neige te condamne à l'oublie éternel.

« Je veux rentrer.
Papa... ils vont amener le cercueil.
Mais il va neiger.
Oui.
Alors je vais revenir, mais je dois passer par la maison. »
Notre fils. Toujours à répondre.
Ses enfants. Toujours à jouer.
Ils manient ces projectiles en riant. Ils visent leur famille.
Où sont les anges, pour réveiller ces enfants ?

Le voyage de retour est plus froid encore.
Je sais que tu es derrière moi.
Je sais que notre tombeau se trouve devant moi.
C'est dans celui-ci que tu as vécu. Et c'est à la vie qu'il faut rendre hommage.
Le monde ne doit pas t'oublier. Ta joie doit rester.
Je le sais.

Je sors de la voiture.
Mes enjambées sont longues.
J'ouvre la porte. Je sens ton odeur.
C'est la seule chose qui restera toujours.
La neige fond sur le plancher. Il est plus fort.

Je prends ton parapluie et puis je ressors. Notre fils attend, impatient.
Même dans ces cas-là, vois-tu, le temps reste le temps. Les gens ne le prennent jamais.

La neige retombe.
Notre fils semble heureux.
Mais tout est si froid.
Ici. Rien n'est lumineux. Tout est soit blanc, soit noir.
Je ne veux pas. Je ne veux pas que tu partes ainsi.

Le tableau. Tu voulais un Van Gogh. Tu voulais un Monet.
La musique. Tu voulais une symphonie. Du Mozart. Du Beethoven.
La neige détruit tout cela. Je le sais. Je refuse que cela soit le cas. Je le refuse.

Je prends la poignée.
Je sors de la voiture.
Je me dirige vers l'église.
Je parle de toi.
Je dis à quel point je t'aime.
Tu me réponds, je le sens.
Tu es avec moi.
Tu as toujours été avec moi.
Tu m'embrasses, esprit d'amour.
Tu serres ma cravate, n'est-ce pas ?

Je sais, je l'ai très mal serrée.

Puis nous suivons ton cercueil.
Tu es là-dedans.
Tu ne respires plus.
Tu ne m'aimes plus avec ce corps.
Ce noir terrifiant. Tu es à l'intérieur.
Tu seras recouverte de terre. Ils t'oublieront.
Ils diront que le décor était parfait, que cette blancheur était pure. Qu'elle était harmonie.
Ils diront qu'ils assistaient à une renaissance, dans ce blanc parfait.
Ils diront que dans cette tristesse, cette surprise était magnifique.
Mais je ne veux pas qu'ils disent cela.
Je ne le veux pas.
Car je sais tout.
Je sais que ce n'est pas le cas !

Je veux que le monde se souvienne de ce que cela a été.
Car si les hommes oublient, le monde, lui, ne doit pas.
Parce que les flocons qui tombent vrillent et s'écrasent ; nos vies aussi.
Je veux que le monde se souvienne de ce jour.
Parce que le froid fige les hommes et paralyse leurs sentiments.
Parce que le blanc n'est rien de moins qu'une anti-couleur.
Une anti-couleur dans laquelle le monde dépérit.

La neige tombe en flocons sur ton lit éternel.
Elle dépose sa puissance blanche sur ce noir infernal.
Elle est en train de te condamner et je ne peux rien faire.
La neige, elle domine le monde.
Tu l'as vu, autour de notre maison.
Elle était partout.
Il aurait fallu prendre une pelle et dégager ce bourreau.
Elle n'a pas le droit de te tuer une deuxième fois.
Je le vois, dans les yeux des autres, ils trouvent la scène parfaite, magique, magnifique.
Mais tout est faux.
Je suis pétrifié, mon amour. Je suis stupéfié, devant cette scène.
Aide-moi ! Aide-moi !
Je vois la neige, tout autour de nous.
Elle a une force éternelle. Elle est envoyée par le monde.
Elle efface ta présence comme les traces de toute chose.
Elle rend ce qui arrive irréel. Les gens ne s'en souviendront pas.
Ce sera lointain. Et ils se diront que tu n'étais qu'un sourire, un regard.
Aide-moi ! Aide-moi !
Mon amour, ne m'abandonne pas.
Il n'y a plus aucune couleur, le blanc recouvre la moindre chose.
Ton cercueil.
Les épaules de tous.
Le paysage.
Même la terre.
Tout disparaît, mon amour. Et tu disparais avec tout cela. Pourquoi ne le comprennent-ils pas ?

Je me souviens de ta jeunesse, à l'université.
Ton intelligence. Ton sourire.
De ton corps couché sur l'herbe, en train de profiter du soleil.
Mais aujourd'hui, il n'est plus là.
Je regarde par la fenêtre. Je voulais qu'il fasse beau aujourd'hui. Au lieu de cela, il n'y a plus rien.
Là-haut, il n'y a plus rien, je suis seul sur Terre. Seul dans mon esprit.
Ils pleurent. Tu mérites mieux que des pleurs.
Tu aurais voulu que tous, nous rions.
Suis-je le seul à le savoir ? Suis-je le seul à vouloir de la couleur pour ton départ ?

C'est cela la pureté du monde, c'est la disparition d'un esprit, d'une pensée ?
C'est cela que la neige fait, elle efface pour que le monde recommence mieux ?
C'est cela la renaissance du monde, provoqué par les anges ?
C'est cela qui nous arrive, nous sommes enfouis sous les neiges futures ?

Ils t'oublieront.
Ils m'oublieront.

Les anges recouvrent le monde de leur magie.
Ils prennent ton âme.
Dans ce cercueil décoré de noir et de blanc, dans lequel tu n'es pas.
La neige nous condamne à ne plus être, elle nous recouvre jusqu'à nous couper la respiration.
Sa quintessence est trop grande pour nous. Pour notre amour.
Elle recouvre nos souvenirs et fait disparaître les volontés.
Elle est puissante car elle ne ressemble à aucun ennemi.
Elle est si pure, si blanche, si parfaite. Si forte qu'elle trompe les plus grands.
Le froid nous paralyse, la neige nous enterre.
Mon amour, que puis-je faire pour te protéger de sa puissance ?
Plus rien.
Car je suis seul, tu m'as abandonné. Tu m'as laissé dans ce monde égoïste.
Il t'a déjà remplacé par d'autres, et trop de gens ignorent que tu n'es plus là.
Nous sommes si peu, mon amour.
Je suis si peu, sans toi.
Il te faut de la lumière, pour ce voyage !
Il te faut de la couleur !
La neige tombe et recouvre de blanc le monde.
Tout est éphémère. Nous étions éphémères, et notre amour également.
La neige tombe et efface la singularité de toutes choses.
Les visages se confondent.
La neige efface tout, elle efface ton image. Elle efface ton souvenir.
Elle efface ton sourire.

Tu voulais un Van Gogh. Tu voulais un Monet.
Tu voulais du Beethoven, tu voulais du Mozart.
Je ne peux te donner ni l'un ni l'autre.
La neige prend tout et efface tout désir.
Ce restaurant où nous allions, il est blanc.
Cette piscine où nous nagions, elle est blanche.
Cette bibliothèque où nous allions, elle est blanche.
Ce supermarché, où nous faisions les courses, il est blanc.
Notre maison, où nous dormions et vivions, elle est blanche.

Tout est blanc.

Tout.

Rien n'est coloré dans ce monde. Tout ce que aimions.
Tout ce que nous avons construit, sous une montagne de blanc.
Le monde est neutre, les enfants et les parents sont sous narcotique.
Tout est trop blanc. Tout est trop fou.
La folie ravage les esprits car les anges font tomber leur cocaïne du ciel.
Je suis au milieu.
Je suis seul.
Comment lutter sans mourir ?

Suis-je toujours ton homme ? Suis-je toujours ce binoclard barbu ?
Suis-je toujours ta vie, ton âme, ta raison d'être, ton amour ?
Suis-je toujours assez fort pour te porter ?
Je suis devenu faible. Si faible. Je ne peux plus rien.
Je suis vieux. Je suis fatigué.
La neige recouvre tout. Même ce que je sais. Tu n'es pas là, avec moi, pour lutter.
Aide-moi ! Aide-moi, mon amour !
Ne pars pas, je t'en prie.
Je veux hurler ton nom. Je veux le hurler au bout du monde.
Ne pars pas, je t'en supplie.
Ne deviens pas qu'une image. Lutte contre la neige, contre l'effacement éternel !
Mon amour ?

M'aimes-tu ?

Il y a trop de blanc sur ton cercueil, trop de blanc sur le noir.
Il y a trop de blanc pour qu'il soit beau.
Il y a trop de blanc.

Là-haut, il n'y a plus rien.
Tout est mort. Avec toi.
Je suis seul.
Dans mon esprit.
Seul.

Mais je vois ton image. Tu es si belle, mon amour.
Dans cette robe toute blanche.
Nous sommes mariés en noir et blanc.
Tu disparais sous le noir et blanc.
La neige te condamne.

J'ouvre ton parapluie et le lève à la face du ciel.
Voient-ils ce rouge flamboyant ? Ces fleurs jaunes criards ?
N'est-ce pas toi, là, qui parle aux cieux et leur envoie tes couleurs ?
Et même si la neige commence sa triste besogne.
Même si le bourreau coupe les souvenirs.
Je ne vois que la luminescence incroyable qui fait sourire notre fils, ce souvenir parfait, unique, merveilleux, qui te rend vivante, qui fait en sorte que tu existes encore dans nos cœurs. Je le vois dans ses yeux, et je sais que cela se voit dans les miens ! Dis-moi, mon amour, aimes-tu ce rouge et ce jaune qui font resplendir ton âme pour les années à venir ?
Je ne vois que la luminescence splendide qui fait sourire notre fils.
Au milieu de ce blanc cadavérique qui craque sous nos pieds.
Qui brise nos âmes et nos cœurs.
Qui efface et reconstruit.
Qui tombe des cieux.
Qui nous mari.
Et nous désuni.

Une neige temporelle qui recouvre le monde, qui fond simplement, et efface toutes choses.


PS : voici donc la nouvelle que j'ai écrite pour un concours, dites-moi ce que vous en pensez. Merci d'avance.

_________________
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Ce spectacle terrifia Maxime ; les deux enfants ne s'étaient-ils pas combattus avec le seul intérêt de manger ? Ce combat avait détourné ses pensées de son mal ; devant l'acharnement dont ces petits avaient fait preuve, il songea à la loi brutale et sanguinaire de la lutte pour vivre. Mais ces enfants sauvages étaient si bons, alors il ne put que s'intéresser à leur sort et sut que le mieux était toujours de vivre et d'espérer.
Seulement pour garder l'harmonie dans la vie, et celle en tout homme, fallait-il toujours un médiateur ? Un homme ou une femme sachant toujours quoi dire et quoi faire ?
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Thomas.R

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Localisation : Belgique

MessageSujet: Re: Là-haut, il n'y a plus rien   Lun 11 Nov - 18:50

Emouvant est un terme si faible comparé à ce que tu viens d'écrire qu'il paraît illusoire.
 Tu ne nous fait pas plonger dans un écrit mais dans une moultitude de sensations et de ressentis.
 Ta plume est poétique. Mes yeux ont clignés, une fois, pour éviter de se mouiller.

 C'est vraiment magnifique ! Et si tu me permets, je vais le copier sur mon ordinateur pour en garder une copie, à ton nom, bien sur.

 Woaw !!!

PS; Et dire que je comptais juste lire les premiers paragraphes.. Wink Mais je n'aurais pas su en décrocher. Mon regard n'a quitté l'écran jusqu'à la fin de tes mots. Bravo !
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Le sombre minuit
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MessageSujet: Re: Là-haut, il n'y a plus rien   Lun 11 Nov - 23:56

Holà !
Que d'éloges... je ne sais que dire !
Je le permets, oui, ne t'inquiète pas.
Et je te remercie pour cet enthousiasme, cela me touche énormément.

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Seulement pour garder l'harmonie dans la vie, et celle en tout homme, fallait-il toujours un médiateur ? Un homme ou une femme sachant toujours quoi dire et quoi faire ?
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Malicie

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MessageSujet: Re: Là-haut, il n'y a plus rien   Mar 12 Nov - 8:02

Comme l'a fait remarquer Thomas.R, c'est vraiment un très belle  nouvelle. Elle est superbement écriet, les sentiments sont bien exprimés, bref, on la lit jusqu'au bout sans buter sur aucune mot, ou aucune expression. Du très beau boulot ^^
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Le sombre minuit
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Date d'inscription : 30/05/2011
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Localisation : Dijon

MessageSujet: Re: Là-haut, il n'y a plus rien   Mar 12 Nov - 9:29

Mercie Malicie, n'hésitez cependant pas si vous voyez des fautes - je suis certain qu'il y en a.
Ça me touche ce que vous dites, je vous assure !

Merci, merci, merci !

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Ce spectacle terrifia Maxime ; les deux enfants ne s'étaient-ils pas combattus avec le seul intérêt de manger ? Ce combat avait détourné ses pensées de son mal ; devant l'acharnement dont ces petits avaient fait preuve, il songea à la loi brutale et sanguinaire de la lutte pour vivre. Mais ces enfants sauvages étaient si bons, alors il ne put que s'intéresser à leur sort et sut que le mieux était toujours de vivre et d'espérer.
Seulement pour garder l'harmonie dans la vie, et celle en tout homme, fallait-il toujours un médiateur ? Un homme ou une femme sachant toujours quoi dire et quoi faire ?
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MessageSujet: Re: Là-haut, il n'y a plus rien   Mar 12 Nov - 12:08

Hélas, niveau faute, je ne suis pas la meilleur correctrice ! Je ne ferais que t'induire en erreur ^^
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Le sombre minuit
Modérateur
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Date d'inscription : 30/05/2011
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MessageSujet: Re: Là-haut, il n'y a plus rien   Mar 12 Nov - 16:10

Ce n'est pas grave, ne t'inquiète pas. ^^

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Seulement pour garder l'harmonie dans la vie, et celle en tout homme, fallait-il toujours un médiateur ? Un homme ou une femme sachant toujours quoi dire et quoi faire ?
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