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 [Fantasy] L'Effondrement de Khumsati

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Gallingham

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MessageSujet: [Fantasy] L'Effondrement de Khumsati   Jeu 2 Juin - 18:49

Comme Extialis a vendu la mèche dans le sujet de ma présentation, je bien obligé maintenant de mettre ma nouvelle en ligne.
Et vu la façon dont elle a vendu le truc, maintenant j'ai la pression et j'espère que ça vous plaira.
Il s'agit donc d'une nouvelle de Fantasy humoristique que j'ai écrite il y a près de 5 ans (déjà!), je pense.
Comme elle est relativement longue, je vous la scinde en plusieurs posts.


Dernière édition par Gallingham le Ven 3 Juin - 8:38, édité 1 fois
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Gallingham

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MessageSujet: Re: [Fantasy] L'Effondrement de Khumsati   Jeu 2 Juin - 18:50

Khumsati faisait partie de ces mondes rocheux et désertiques dans lesquels la vie avait malgré tout pu prendre son essors. Malheureusement, comme tant d’autres, il était au bord de la destruction. Tout au long des siècles, son Centre s’était affaissé et ses Limites s’étaient réduites.
Unique en son genre, Khumsati avait toutes les apparences du monde plat.
Les plus grands scientifiques s’étaient succédés dans l’observation de la catastrophe qui emporterait leur monde, pour finalement ne s’en montrer que plus fatalement désespéré. La fin de tout était prévue depuis fort longtemps. Pakk’Oô le Prédicateur l’avait annoncée : dans un siècle, leur monde n’existerait plus ; et cela était inéluctable.
Ce jour-là, Sand’ci, un village établi sur un rocher – à bonne distance du Centre mais bien loin de la Périphérie – fêtait un grand événement, avec l’insouciance de ceux qui connaissent leur avenir. La Cérémonie du Grain célébrait le passage de l’enfant à l’adulte.
C’est à l’issu de cette Cérémonie que Ganik deviendrait un homme, lui qui avait grandit sous les sarcasmes des enfants de son âge. Ces derniers avaient toujours dit de lui que son esprit était lent. Mais cette habitude s’était peu à peu perdue alors que Ganik devenait un solide gaillard. Ses camarades lui témoignait beaucoup de respect maintenant, ce qu’il accueillait avec joie. Ils avaient peut-être enfin compris qu’il était promis à un avenir glorieux.
Cependant, on l’avait toujours tenu bien à l’écart des jeux, et cette solitude lui avait permis de nourrir ses rêves : un jour Ganik sauverait Khumsati de sa terrible destinée. Ce jour-là on lui donnerait du « Seigneur Ganik » et on le surnommerait l’Intrépide.
Sa vie, pour l’instant, n’avait été marquée que par un seul événement important. Deux, si l’on comptait sa naissance sans laquelle rien n’aurait été possible. Trois, si l’on comptait aussi le jour où Mannie lui avait donné un baiser. Mais rien de tout cela n’avait eu autant d’importance que le jour où il avait pris conscience que sa destinée était de devenir le héros de son peuple. Il lui suffisait pour cela d’empêcher l’Effondrement, en d’autres terme : empêcher la destruction imminente et irrémédiable de son monde.
Il ne s’agissait pas là d’une masse à faire, c’est ainsi qu’on lui avait toujours présenté les choses, et Ganik était convaincu de cela.
Comment faire ? Personne ne savait, et lui ne dérogeait pas à la règle. Aucun explorateur n’était revenu avec la solution. Aujourd’hui, la situation était plus que critique, mais il avait la foi.
– ... Ganik, acheva Célas.
Le druide était la plus haute autorité du village.
À la prononciation de son nom, le futur homme cessa de rêvasser. Encadré par ses parents, il rejoignit Célas sur l’estrade.
Il n’avait pas vraiment écouté ce qui avait été dit jusque-là, mais il connaissait très bien la Cérémonie. Elle était toujours la même depuis la nuit des temps : après en avoir appelé au témoignage des Dieux, de l’Esprit du Sable et de tout le peuple de Sand’ci, on leur demandait d’accueillir le garçon parmi les hommes.
La suite de la Cérémonie se passa elle aussi sans encombres. Les parents répondirent de leur enfant et le présentèrent aux Dieux, puis aux Sand’ciens. Ensuite, l’on transmit le Grain à Ganik. Il s’agissait d’un médaillon dans lequel était serti un morceau de Khumsati. Taillé et préparé par le druide, le Grain renfermait en lui une partie de l’Esprit du Sable. Il symbolisait le passage à l’âge adulte.
Les parents de Ganik accrochèrent le médaillon à son cou.
– Reçois ici le Grain, commenta Célas. Il te guidera dans la vie, t’aidera dans tes choix et sera pour toujours ton allié. Le Grain fait de toi l’homme auquel tu es destiné. Par lui, Ganik, je t’élève au rang des hommes.
Ganik saisit le Grain à deux mains et fléchit un genou. Toute l’assemblée salua le promu par une formidable ovation lorsque celui-ci leur présenta le symbole.
– Et maintenant... continua le maître de cérémonie.
Voilà, se dit Ganik, c’est maintenant. Le moment le plus important de la Cérémonie, le deuxième moment le plus important de ma vie.
Il s’agissait en effet du début de la concrétisation de son rêve.
– ... dis-nous, Ganik, par le Sable, ce qui fera de toi un homme. Que comptes-tu faire ?
Là où beaucoup avaient répondu – et répondraient encore – qu’ils aideraient leur prochain, aimeraient leur femme et leurs enfants et prieraient les Dieux ; Ganik répondit :
– J’empêcherai l’Effondrement. Par le Sable, je le promets.
A cette annonce, sa mère fondit en larmes. Bien sûr, elle connaissait les désirs de son fils, comme tout le monde ici, mais elle avait toujours eu ce faible espoir de le garder auprès d’elle. La mère qui veillait en elle l’avait convaincue qu’il n’aurait pas le courage d’aller jusqu’au bout de ses idées.
– Qu’il en soit ainsi, acheva solennellement le druide.
Il n’en fallut pas plus pour que viennent les réjouissances. Moment tant attendu par tous les Sand’ciens, car ils purent enfin savourer les alcools dressés à l’occasion du banquet.
La liqueur de Noir, que l’on tirait du sable de la même couleur, était le plus convoité de ces alcools. La texture et la couleur n’appelaient certes pas à la consommation, mais quel mets de choix ! Dès le premier contact, son goût éclatait en bouche. Légèrement râpeux sur les premières gorgées, le nectar glissait ensuite tout droit en direction du foie. L’ensemble du corps en éprouvait une intense sensation de chaleur. Un véritable délice. Tout Sand’cien qui se respectait était un amateur averti de liqueur de Noir. Et Ganik ne dérogeait pas la règle.
Le soleil couché, tous les habitants répondaient encore présents autour des feux qui illuminaient la nuit. Aucun d’eux ne manquait jamais une fête, ni une occasion de boire.
L’on dansait jusqu’à ce que la tête tourne. L’on buvait jusqu’à ce que l’alcool réfléchisse à la place du cerveau. L’on fumait jusqu’à ce que les vapeurs végétales embrument l’esprit.
L’on parlait beaucoup et, l’alcool aidant, on riait au moins autant.
L’on riait surtout de Ganik et de ses drôles d’idées. Sauver le monde ? Vraiment ! Comment comptait-il réussir là ou tant d’autres avaient échoué ? Lui, Ganik, l’homme dont l’esprit n’était pas plus affûté qu’un grain de sable ? On lui avait pourtant dit qu’il ne s’agissait pas là d’une mince affaire. Mais il ne semblait pas relever la remarque, ou ne pas la comprendre.
L’on se racontait aussi avec joie les anecdotes de Ganik. Qui ne l’avait jamais vu se promener dans le village, une épée de fortune attachée à la ceinture ? Il s’était toujours pris pour un héros.
Ignorant que ce genre de réflexions avait cours, La victime de ces souvenirs observait de loin le spectacle avec des yeux enchantés et pétillants d’alcool. Ganik demeurait à l’écart, même si cette fête était organisée en son honneur. Attablé face à ses parents, il se rendit tout à coup compte que sa mère n’avait pas encore touché un seul verre.
– Qu’est-ce qu’il y a, m’man ? demanda-t-il.
– Par le Sable Ganik, tu t’en vas, répondit-elle sombrement. Tu nous laisses. Pourquoi ?
– Bin...
– Pourquoi tu fais ça ? demanda-t-elle encore.
– Bin...
– Pourquoi tu t’en vas ? l’interrompit-elle à nouveau.
– Bin...
– Oh je sais bien que c’était ton projet depuis longtemps, expliqua-t-elle à sa place.
Ganik resta muet.
– Tu ne dis rien ? se plaignit-elle alors qu’il se contentait de la fixer dans les yeux.
– Bin... C’est que...
– Que quoi ? le coupa-t-elle avant de se radoucir soudain. Je ne veux pas que tu t’en ailles Ganik.
– Mais c’est...
– Ta décision, je sais. Partir et revenir en héros. Personne n’a réussi avant toi, tu sais. On ne sait même pas ce qu’y a là-bas.
– Mais...
– Oui, tu crois y arriver.
– Et puis...
– C’est trop tard je sais. Maintenant, c’est fait.
Ganik regarda du côté de son père, mais il n’y avait pas d’aide à espérer de ce côté-là. Il n’y avait jamais eu d’aide à espérer de ce côté-là. Son père était un homme bien et courageux, mais il avait toujours préféré affronter un bon verre de liqueur de Noir plutôt que sa propre femme. Le courage s’arrête là où commence la témérité, avait-il coutume de dire.
Alors le futur héros se leva, résigné, et fut cueilli par une jeune femme à la chevelure rousse.
– Mannie ?
– Tu viens danser ? lui demanda-t-elle.
C’était bien la première qu’on l’invitait à participer à quoi que ce fut. Il ne sut que répondre. Ce qui ne démonta pas la rousse, car elle le prit par la main et l’attira au centre de la piste.
Bien sûr, on les observa. Bien sûr, on fut étonné de voir Ganik danser. Et avec une fille en plus !
Toutefois, Ganik ne remarqua rien. Il était bien trop occupé à tourner et à humer les cheveux de Mannie. Ce n’était pas la première fois qu’il pouvait s’en exalter, mais d’aussi près oui.
Épris d’une soudaine passion, il la serra dans ses bras.
– Ga... nik ! fit-elle, les yeux exorbités.
– Oui Mannie, répondit-il tout amoureux.
– Serres... trop fort !
– Oh ! Je te demande pardon, s’enquit-il en la reposant au sol.

– Pas grave, répondit sa partenaire en tentant de reprendre sa respiration.
– Allons nous asseoir, proposa Ganik.
– Oui, j’ai mal aux pieds.
Et pour cause ! En si peu de pas de danse, Ganik avait eu la maladresse de les écraser à au moins quatre reprises. Ses joues s’enflammèrent soudain, lorsqu’il s’en rendit compte.
– Je t’apprendrai à danser à ton retour.
Voilà qui donna du baume au cœur. Ganik en fut tout revigoré. Rien ne l’arrêterait désormais.
– Par le Sable, je reviendrai, dit-il. Promis.
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MessageSujet: Re: [Fantasy] L'Effondrement de Khumsati   Jeu 2 Juin - 18:51

Malheureusement, les événements se précipitèrent et la soirée prit fin prématurément.
En raison de l’Effondrement, Khumsati était instable. D’énormes rochers basculaient parfois et se précipitaient vers le Centre, balayant tout sur leur passage.
Ce soir-là, c’est la Périphérie qui se vit ôtée l’un de ces plus conséquents éléments. L’immense bloc roula près de Sand’ci. Même si le village fut épargné par cet événement, l’onde de choc fut assez violente pour provoquer la panique. Le sol trembla, le vent se leva et une formidable masse de poussière envahit la nuit.
Les habitants se précipitèrent sous le refuge, dans le désordre le plus total. Beaucoup se virent contraints de laisser leur verre sur place.
Bousculade était le mot d’ordre ; l’entraide ne fit pas légion. Miraculeusement, l’on ne dénombra aucune perte dans les rangs, seulement des blessés légers. Et tous purent s’abriter.
Le refuge était une immense tente. Plus solide que n’importe quelle autre construction du village, celle-ci pouvait en accueillir tous les habitants.
Ici régnaient les prémices du chaos. La toile battait effroyablement au vent, la poussière pénétrait par les moindres interstices, la structure vibrait dangereusement.
Même si l’on eut à déplorer d’importants dégâts, le refuge joua parfaitement son rôle durant cette nuit de prières. Une longue nuit pendant laquelle, les yeux rougis par la poussière, chacun avait cherché à retrouver les siens.
Hagard, Ganik avait longtemps déambulé au sein de la multitude. On l’avait observé avec un étrange respect mêlé de pitié. Et tant d’autres sentiments.
Le jeune homme avait finalement eu la surprise de retrouver ses parents aux côtés de Célas. Il s’assit donc dans le groupe.
– Ganik, avait alors attaqué le druide sur un ton grave, je ne te cacherai pas qu’il va être temps pour toi de nous quitter. Tu es un homme maintenant et tu as choisi ton destin. Ce destin-là, comme tu le sais, d’autres l’ont choisi avant toi et aucun n’a jamais réussi...
Il avait été interrompu par les pleures de la mère qui n’avait pu se contenir plus longtemps. Mécontent – il avait horreur qu’on l’interrompe dans ses monologues, qu’il prévoyait toujours à l’avance –, il avait tout de même eu la capacité de comprendre la détresse de cette femme. Aussi n’avait-il lancé aucun regard exaspéré ni fait de remarque désobligeante. Il avait simplement repris son monologue au début de la phrase inachevée.
– Ce destin-là, comme tu le sais, d’autres l’ont choisi avant toi et...
La deuxième interruption avait été l’œuvre du père. Lui n’avait pas pleuré, il était un homme après tout. Il s’était contenté de crier, comme n’importe qui crierait après qu’on lui eut écrasé la main.
Célas avait longtemps ruminé et son regard s’était fait sévère.
– Ce destin-là, avait-il répété avec plus d’énergie, comme tu le sais...
– Alors Ganik, on va sauver le monde ? avait jeté une forte voix masculine.
– Qui a dit ça ? avait aussitôt réagi le druide.
Tandis qu’à sa droite les sanglots avaient soudain redoublé, le regard perçant du vieil homme avait fait le tour de l’assemblée.
Les témoins s’étaient empressés de vendre le garçon qui avait tenté de se faufiler après s’être rendu compte de son terrible forfait.
– Joas ! Par le Sable, viens ici !
L’insouciance du jeune moqueur avait exaspéré Célas au point qu’il avait prononcé quelque mystérieuse formule. Aucun n’aurait été capable de répéter cela. Aucun ne sut jamais quel avait été le sort jeté. Tout ce que l’on put voir c’est que Joas en était ressortit tête baissée.
– Ce destin-là, avait enfin repris le druide après une bonne inspiration, comme tu le sais, d’autres l’ont choisi avant toi et aucun n’a jamais réussi...
Ce qu’il avait dit ensuite se perdit à tout jamais dans le tumulte. Même son interlocuteur, pourtant très concentré, n’était pas parvenu à saisir les paroles. Le vent avait soulevé un pan de la toile, pénétrant dans l’abri avec un horrible sifflement et noyant toute discussion.
Peu désireux de subir lui aussi les foudres du druide, Ganik avait fait comme s’il avait tout entendu lorsque les hommes avaient enfin obturé l’ouverture. Il avait simplement repris le monologue en cours. Il avait ensuite opiné pour marquer son accord.
– ... Suis le soleil Ganik, vas aux Limites de Khumsati et laisse-toi guider par ton destin. Mais ne tarde pas. Le temps presse.

La dernière phrase de Célas avait longtemps résonné aux oreilles de Ganik. Comment joindre les Limites du monde le plus vite possible ?
Le jeune homme avait trouvé la réponse dans une invention de son grand-père. Il avait peu connu Magaillévair le Débrouillard, mais il avait toujours eu un profond respect pour l’histoire de ce génial inventeur. Son père, ainsi que toute la communauté Sand’cienne, avaient toujours affirmé qu’il s’agissait d’un vieil illuminé, mais personne n’avait jamais osé détruire aucune de ses inventions, simplement parce qu’ils n’osaient pas s’en approcher – trop dangereux.
Parmi elles, le Planant était un large morceau de toile de tente tendu entre de solides barres de fer. De forme triangulaire, le Planant était capable de voler. Son expérimentation n’avait jamais atteint le stade des essais, mais un Ganik confiant l’avait choisi comme moyen de transport. Il avait ensuite rempli son son sac d’inventions plus modestes, piochant au hasard sur l’établi intact de son défunt grand-père, tablant sur l’éventuelle utilité des mystérieux objets.
Son départ spectaculaire avait au moins eu le mérite de réunir tout le village à la falaise. Ganik avait été surpris et heureux de voir tant de soutien autour de lui. Par bonheur, il n’avait pas entendu ce qui s’était dit ici et là.
– Je te parie dix gloomkies qu’il s’écrase en bas.
– Et moi qu’il ne se lance pas.
– Tenu !
Et lorsqu’il s’était jeté de la falaise, saluant la foule, personne n’avait encore réalisé qu’il s’agissait là d’un exploit.
La première impression laissée par sa soudaine disparition avait été le dysfonctionnement de l’appareil. Aux yeux de tous les Sand’ciens, Ganik venait de se suicider.
En réalité, il avait fallu un certain temps au jeune homme pour comprendre les bases du maniement du Planant. Ensuite, le vent aidant, il était remonté et avait fait un tour d’honneur au-dessus de la foule impressionnée. Littéralement bouches bées – beaucoup de pipes étaient tombées à terre –, les Sand’ciens avaient répondu mécaniquement à son signe. Passé les premiers instants de surprise, l’argent avait de nouveau circulé, mais en sens inverse.
Les curieux étaient restés jusqu’à ce que le voyageur ne soit devenu qu’un point au loin, là où le soleil brillait.
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MessageSujet: Re: [Fantasy] L'Effondrement de Khumsati   Jeu 2 Juin - 18:52

Encore maladroit dans l’utilisation de l’engin, Ganik parvenait tout de même à réaliser l’essentiel : tourner, monter et descendre ; pour le reste il se laissait porter par le vent ascendant et profitait de la vue imprenable.
Ce qu’on lui avait dit de la beauté de Khumsati était vrai, mais personne avant lui n’avait pu la voir. Il était un pionnier.
C’est fou ! réfléchit-il soudain – ce qui ne lui arrivait pas fréquemment. Une telle immensité et un seul village ? Y en a peut-être d’autres. C’est peut-être l’occasion de chercher.
Il tourna la tête à droite et son embarcation fit une brusque embardée.
Non ! conclut-il. Ce n’est pas le moment. Au retour, peut-être. D’abord la quête.

Sur un rocher, bien à l’écart de Sand’ci, trois hommes regardèrent cet étrange oiseau les survoler.
– Par le Sable, vous avez vu ? lâcha l’un d’eux.
– Ouaip. Pour sûr qu’on a vu.
– Vous savez ce que c’est ?
– Nan.
– Non plus.
Puis ils s’accroupirent à nouveau, à la recherche de nourriture. Cela faisait des décennies qu’ils étaient à l’écart de toute civilisation. D’autres avaient été là avant eux. Ils rêvaient de retourner à Sand’ci, mais ils devaient tenir leur promesse avant.

Cela faisait des heures qu’il naviguait et son estomac le tenaillait, mais Ganik ne souhaitait pas faire de pause, ni entamer ses réserves de nourriture.
Le soleil pour point de mire, il parvint à garder une trajectoire quasi rectiligne malgré l’aveuglement.
Il avait au moins cela pour lui : la persévérance.
Depuis sa plus tendre enfance, Ganik avait décidé qu’un jour il sauverait le monde. Et aujourd’hui qu’il était enfin un homme, il faisait route vers les Limites. De là, personne n’était jamais revenu ; peut-être même, personne n’y était jamais arrivé. Cependant, sa foi était puissante.
Quelque chose d’étrange s’offrit tout à coup à sa vue. Au loin, les Limites se profilaient. C’était incroyable. Le monde s’arrêtait soudain d’exister. Ganik était fasciné par l’incroyable spectacle.
Il réalisa soudain que le Planant était un engin très rapide. À peine avait-il eu le temps d’admirer cette face inconnue de Khumsati, qu’il devait s’en détourner. Sans perdre de temps. S’il ne faisait pas virer sa voile à l’instant, il avait bien peur de gonfler les rangs de ceux qui n’étaient pas revenus.
Il fit donc peser tout son corps sur la droite dans un brusque sursaut. L’engin réagit, mais pas de la manière désirée : il piqua du nez plus qu’il ne tourna. Décidément, le Planant n’aimait pas les manœuvres trop brutales. Le problème étant que s’il ne parvenait pas à changer de direction, Ganik franchirait les Limites.
Et après ? Qui pouvait savoir ?
Un autre souci vint l’assaillir, comme si le moment avait été choisi. Il se souvenait parfaitement la manière dont il avait décollé et volé jusque-là, tout en maîtrisant plus ou moins le Planant. Puisqu’il était le seul, on pouvait dire de lui qu’il était désormais un expert. Mais il n’avait pas songé à un élément d’importance : maintenant qu’il avait fait tout ce trajet, comment devait-il se poser ?
Une chose à la fois, se força-t-il à penser avec discipline.
Cependant, comme il ne réfléchissait pas vite, Limites et sol s’étaient dangereusement rapprochés.
Restons calme et posé, se dit-il tout en prenant trois bonnes inspirations.
De toute sa vie, Ganik n’avait que rarement trouvé le bon moment pour faire les choses. C’est certainement pour cela qu’il ferma les yeux en cet instant qui demandait toute son attention.
Voilà. Calme. Détendu. Pas de panique.
Les bonnes résolutions du jeune homme portèrent leurs fruits. Les battements de son cœur revinrent à la normale. Ses pensées se firent de nouveau claires.
La panique ne résolvait rien, pensait-il. Un véritable héros se devait de maîtriser cela.
Maintenant qu’il était apaisé, il rouvrit les yeux. Il savait qu’il allait pouvoir agir avec plus de sagesse.
Les premières secondes, il fut ébloui par le soleil puis...
Il paniqua, lâcha la barre de contrôle et se protégea le visage.
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MessageSujet: Re: [Fantasy] L'Effondrement de Khumsati   Jeu 2 Juin - 18:52

Ganik reprit connaissance avec un formidable mal de crâne. Son corps entier protesta lorsqu’il voulut se relever. Le soleil lui blessa les yeux. Une matière visqueuse et chaude s’écoulait de son front.
Il prit sur lui pour se redresser.
Un héros, se dit-il, résiste à la souffrance...
Une grimace de douleur passa subrepticement sur son visage.
Quand même, ça fait vraiment mal.
Il aperçut le Planant à quelques mètres de lui. Ce qui restait de cet engin ne volerait plus. Son retour vers Sand’ci ne serait donc pas une partie de plaisir. Ceci dit, le problème de l’atterrissage était désormais résolu.
Comment avait-il atterri d’ailleurs ? Où était-il ? Que s’était-il passé ?
Ce n’était pas très clair dans son esprit. Un fait lui semblait pourtant bien réel : il avait franchi les Limites. Toutefois, il était toujours dans son monde et ses douleurs lui rappelaient qu’il était en vie.
Il se leva donc et marcha jusqu’à son appareil. Faisant fi de la douleur, il serra très fort les dents et marcha presque sans boiter.
Incroyable !
Devant lui se dressèrent soudain les Limites. Il y aperçut d’étranges irrégularités.
Il s’approcha encore, circonspect.
Bong !
Là, une formidable barrière, presque invisible, mais tout à fait solide – la bosse sur sa tête en témoignait –, empêchait Khumsati de s’écouler dans le vide.
Il y aperçut son reflet. Et derrière, il y avait quelque chose d’immense. Son monde s’arrêtait là, mais l’univers se poursuivait, mystérieux, inconnu, infini.
C’est donc ça les Limites !
Il reconstitua ensuite ce qui avait bien pu se passer. Il avait vraisemblablement rebondi contre cette barrière. Quant au Planant, il s’y était brisé.
Les paroles de Célas lui revinrent soudain à l’esprit. Maintenant qu’il avait joint les Limites, il devait donc suivre son destin.
– Suivre mon destin ? demanda-t-il à personne en particulier.
Cela semblait être une bien bonne idée. Mais comment devait-il s’y prendre ?
C’est ce moment que choisit la nuit pour s’établir. Le soleil, ce point fixe au loin, fut progressivement masqué. À la faible lueur nocturne, Ganik s’assit et mangea. Puis il attendit que son destin veuille bien lui indiquer le chemin. Mais très vite, il s’allongea et s’endormit, comme la fatigue du voyage se manifesta la première.

Le jour reprit ses droits, comme chaque matin. Derrière le Planant, l’astre brillait à nouveau. Il était fixe par rapport à Khumsati. En des millénaires il n’avait jamais changé de position. Toujours le même endroit, que ce soit le début ou la fin de la journée. La mécanique de l’univers, et surtout l’alternance jour/nuit, était une véritable énigme pour les peuples de ce monde. Les théories avancées par les scientifiques faisaient état d’un objet stellaire qui masquait le soleil à intervalle régulier.
Ganik fut ébloui à son réveil. Puis, ses yeux s’habituèrent et il prit un repas léger. Ensuite, assis, bras croisés autour des genoux, il attendit.
Il regarda autour de lui, mais rien ne vint. Pas la moindre trace de son destin. À quoi ça ressemblait d’ailleurs le destin ?
– Hum ! fit-il pour attirer l’attention sur lui.
Mais rien ne bougea pour autant.
Alors, il décida d’essayer de réparer le Planant. Il se disait ne pas avoir les compétences nécessaires, mais il n’avait rien d’autre à faire. Lorsqu’il voulut tirer l’appareil vers le milieu du rocher, l’énorme bloc bascula vers le Centre, sans avertissement. Le jeune homme s’agrippa à l’une des barres métalliques et fut soudain collé contre les Limites par une puissante bourrasque de vent.
Ses yeux horrifiés ne purent se fermer, ses muscles tétanisés le paralysaient. Assis sur la voile, il glissa sur la vertigineuse pente qu’offraient les Limites. En chemin, le Planant s’accrocha aux rochers jetés en embuscade. Sa chute en fut ralentie et des pièces métalliques le dépassèrent.
Malgré cela, il battit certainement le record de vitesse de son peuple. Il n’avait plus qu’à y survivre.
Combien de temps cette glissade dura ? Il ne put répondre. Il était bien trop occupé à prier l’Esprit du Sable pour s’arrêter.
Et ses prières furent exaucées. La pointe du Planant se ficha dans un rocher. La cinétique aidant, Ganik fut projeté et aplati contre la face du bloc.
Il en ressortit heureusement sans blessures graves. Celles-ci lui laisseraient seulement quelques cicatrices qui lui donneraient de belles histoires à raconter à ses enfants et petits-enfants.
Plus de peur que de mal, en somme.
Découvrant sa survie avec stupéfaction, Ganik fut plus étonné encore par ce qu’il vit par la suite.
Devant lui, Khumsati sombrait dans un effroyable puits sans fond. Morceau par morceau, son monde était aspiré par cette immense plaie.
– Esprit du Sable, pria-t-il, venez-moi en aide.
Bien des choses fulgurèrent dans les pensées de Ganik. Des banalités, comme la façon de sauver le monde. Mais aussi de grandes interrogations, comme ce qu’aurait fait son grand-père à sa place. Celui que l’on avait appelé Magaillévair le Débrouillard avait toujours eu une astuce dans son sac. Notre jeune et intrépide héros espérait bien en avoir hérité.
Justement, en pensant à son grand-père. N’avait-il pas encore des inventions avec lui ?
Sitôt après cette soudaine illumination, Ganik se mit en devoir de sortir tout ce que contenait son sac, lisant les étiquettes au fur et à mesure.
Pâte. Mâcher sans avaler.
Ganik ouvrit ce premier tube et suivit les instructions. La pâte avait un goût plutôt agréable. Malheureusement, en dehors de la possibilité de faire des bulles avec, il n’y trouva aucun avantage dans sa situation actuelle.
Il sortit ainsi plusieurs objets inutiles. Il y eut la Boîte à Meuh (À retourner), le Couteau Spécial Magaillévair (Fourchette, cuillère, couteau, ouvre-bouteille de liqueur de Noir, peigne... Tout en un), le Tube à Feu (Une seule utilisation. Faites tourner la molette. Attention aux sourcils) et bien d’autres encore.
Enfin, il découvrit la Mousse Extra Magaillévair/Va’Inné (Étaler, attendre. Ne pas mâcher), du nom de ses deux inventeurs. Ganik se rappela alors Va’Inné le Gonflé, surnommé ainsi en raison des atroces circonstances de son décès.
L’inscription que Magaillévair avait faite graver sur la pierre tombale de son ami était connue de tout le village. Mais aucun n’avait jamais compris son sens.
Une erreur de tube et tu t’éparpilles. Celui-ci ne t’a pas fait buller, mais je n’avais jamais vu une aussi grosse tête.
Ganik décida de suivre soigneusement les précautions d’emploi. Ses sourcils avaient déjà subi les foudres d’une boule de feu et il trouvait que cela suffisait comme ça. Il ouvrit donc le tube et observa le liquide, sans le mâcher.
Tout à coup l’objet lui échappa des mains. Le flacon se brisa contre le bord du puits et la substance se répandit sur la paroi. Il y eut alors une impressionnante réaction : le liquide pétilla et se changea en une mousse qui entra très rapidement en expansion.
Ainsi la Mousse Extra atteignit vite la taille d’un demi rocher et continua à se développer. Soudain, un bloc la percuta, s’enfonça et ne bougea plus.
Le jeune homme observa tout cela avec des yeux ronds. Petit à petit, l’Effondrement de son monde ralentissait, grâce à l’invention de son grand-père et de Va-Inné le Gonflé.
Au bout d’un moment tout se figea. La mousse ne réagissait plus et les rochers s’étaient immobilisés.
Ganik demeura interdit. Tout cela s’était passé si vite.
L’Effondrement ! réalisa-t-il soudain. C’est fini. Je... J’ai réussi. Le monde...
– Par le Sable ! explosa-t-il de joie tout en oubliant de se tenir.
La gravité le rappela à l’ordre, mais trop tard. Il glissa de son perchoir tomba sur la mousse. Celle-ci était déjà dure comme de la roche.
– Je parlerai en vos noms Magaillévair le Débrouillard, Va’Inné le Gonflé, dit-il en levant les yeux avec gratitude. On vous reconnaîtra comme les Sauveurs.
Ganik l’Intrépide, pensa-t-il. Ça allait drôlement bien.
Maintenant, il ne lui restait plus qu’à remonter par ses propres moyens. L’escalade n’était pas son fort, mais il devait s’y mettre. Il n’avait guère le choix. Et puis, il avait un cours de danse à prendre.
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Gallingham

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MessageSujet: Re: [Fantasy] L'Effondrement de Khumsati   Jeu 2 Juin - 18:53

Les premiers jours, ils avaient eu du mal à y croire. Maintenant que le temps était passé, les Sand’ciens avaient bien dû admettre l’évidence. Leur monde ne courait plus à sa perte. L’Effondrement avait subitement cessé toute activité.
Cela était arrivé peut-être trois mois auparavant. S’ils étaient incapables de préciser la date de ce bouleversement, c’était en raison du jour éternel qui sévissait depuis. Il s’agissait de l’inconvénient majeur de la nouvelle orientation de leur monde. Un jour perpétuel et la chaleur qu’il apportait.
Et depuis, les Sand’ciens fêtaient la survie de Khumsati et leur long avenir.
Concentrés sur la fête et sur leurs verres, personne ne vit le nouvel arrivant. L’homme, usé, naviguait pourtant parmi les convives, la tête haute. Il avait pensé que son retour serait l’occasion d’une grande ovation. Au lieu de cela, il saluait ses connaissances sans que l’on ne fasse vraiment attention à lui.
Jusqu’à ce qu’une forte voix féminine hurle de joie.
– Ganik !
Le cri se répercuta dans toutes les oreilles. Ganik ? s’étonnèrent certains.
– Par le Sable ! Ganik, mon fils !
Il eût été plaisant de croire qu’il fut ensuite élevé au rang de Sauveur et qu’on le nomma Ganik l’Intrépide. Mais personne ne daigna écouter son histoire. Les Sand’ciens savaient déjà qui avait sauvé le monde. C’étaient ces trois hommes qui avaient quitté le village bien avant Ganik et qui, après un long périple, étaient enfin revenus, leurs promesses tenues.
C’étaient eux que l’on avait élevé au rang de Sauveurs à la place du jeune homme. Ce dernier dut se contenter du rang de Retardataire, Ganik le Retardataire.
Son retour ne fut donc pas un grand moment de célébration, ainsi qu’il l’avait imaginé, et son titre ne devint pas ce qu’il avait attendu. Mais sa récompense fut toute autre : Mannie la lui offrit.

Si nous survolions maintenant le paysage rocheux de Khumsati, en franchissions les Limites et pénétrions dans ce que Ganik et les siens nomment l’univers.
Nous y découvririons un monde immense et obscure, extraordinaire... Figé et noyé dans un silence total.
Au mur, une pendule qui ne compte plus le temps. Ici, un chat surpris en plein bond. Éclairé par une lampe, un homme immobile penché sur une feuille blanche. Sur la table, un ventilateur à l’arrêt posé entre la lampe et un sablier dont l’écoulement a été stoppé par une fine substance blanche.
Tandis que la vie était étrangement immobile, à l’intérieur du sablier, un grain de sable accueillait un vie riche et mouvementée. Et là, un jeune homme dansait avec une femme rousse.
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Marie Fontaine

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MessageSujet: Re: [Fantasy] L'Effondrement de Khumsati   Jeu 2 Juin - 22:40

Oh la la ! le vertige ! génial ! J'ai adoré cette écriture fluide, vivante, à croire que tu as vraiment connu ce monde pour le décrire aussi bien. Wink
Quelques petites erreurs par-ci par-là, mais vraiment peu importantes.
Bravo !
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extialis
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MessageSujet: Re: [Fantasy] L'Effondrement de Khumsati   Ven 3 Juin - 6:11

super de nous offrir ce petit bijou. merci.
(la fin me glace toujours autant les sangs)
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Gallingham

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MessageSujet: Re: [Fantasy] L'Effondrement de Khumsati   Ven 3 Juin - 8:41

Elle n'était pas si effrayante que ça!
Je peux t'en mettre une si tu veux qui te glacera réellement le sang à la fin. Un truc SF bien noir et légèrement violent surtout psychologiquement.
Celle-ci est plutôt humoristique.
En tout cas, content que ça vous ait plu.
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extialis
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MessageSujet: Re: [Fantasy] L'Effondrement de Khumsati   Ven 3 Juin - 9:44

ah oui, je veux bien
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Margaux1999

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MessageSujet: Re: [Fantasy] L'Effondrement de Khumsati   Ven 3 Juin - 11:51

C'est bien (je l'es trouver un peu bizzarre mais bon après chacun son choix)
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Gallingham

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MessageSujet: Re: [Fantasy] L'Effondrement de Khumsati   Ven 3 Juin - 12:09

Ah c'est sûr, chacun ses goûts.
Juste par curiosité, qu'est-ce qui t'a semblé bizarre? L'histoire en elle-même, la façon de la raconter, la fin peut-être ou les personnages légèrement décalés?
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MessageSujet: Re: [Fantasy] L'Effondrement de Khumsati   

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[Fantasy] L'Effondrement de Khumsati
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