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 Vies et légendes. L'ascension extraordinaire du Maudit.

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Le sombre minuit
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Date d'inscription : 30/05/2011
Age : 26
Localisation : Dijon

MessageSujet: Vies et légendes. L'ascension extraordinaire du Maudit.   Ven 27 Juil - 1:05

L'ascension extraordinaire du Maudit

Ce que je vais vous raconter concerne la mort de 7236 personnes dans la nuit du 13 novembre de l'année 150 avant Jésus-Christ, selon notre calendrier ; dois-je préciser qu'elles se trouvaient en Mongolie ? qu'il y faisait très froid à l'époque ? dois-je préciser que ce village se composait de 7236 personnes le 13 novembre, et que le lendemain, le village n'existait plus, tout comme les gens qui y vivaient ?
Les grondements de la terre s'intensifiaient depuis des semaines, amenant les habitants de ce village de Mongolie – un des plus peuplés à l'époque - à se demander s'ils ne devaient pas tous entamer un pèlerinage. Ils auraient dû, mais le Seigneur de cette ribambelle de bergers, de femmes et d'enfants, ne s'inquiéta que trop tard de la menace qui planait sur eux. Avaient-ils oubliés toutes ces légendes depuis la création ? Avaient-ils oublié que la colère des dieux était indomptable, incontrôlable ? Ou étaient-ils tous manipulés par un esprit mille fois plus grand qu'eux ? mille fois plus évolué, et dont l'âme corrompue hurlait déjà dans les profondeurs de la terre ? Étaient-ils encore vivants ?
Satanique personnage, corrompu dès que sa vie maudite commença, amené à devenir la pustule du monde, le vers qui ronge la pomme, la morsure venimeuse du plus terrible des serpents, les flammes les plus ardentes du plus affreux des dragons. Le pouilleux, l'éternel mal, le destructeur de toutes les âmes, le Maudit.

Al, grand berger reconnu dans le village, avait décidé d'apprendre à son fils, Kushi, à s'occuper des bêtes. Ils grimpaient sur la colline la plus élevée des environs. Tous savaient qu'Al était le plus grand et le plus respectueux berger à des lieues à la ronde, et son fils avait indubitablement pour mission de suivre l'exemple de son père.
L'aube se levait alors qu'une secousse survenait une nouvelle fois. Nul se ne doutait – et encore moins Al et Kushi – de la menace qui s'élevait sous la terre. Kushi ne sait pas qu'il mourra dans quelques heures, ce soir, et Al ne peut savoir qu'il va se retrouver dans la même situation que son fils quelques secondes après lui.
Les deux individus sont peu soucieux des tremblements provoqués certainement par les pas d'un géant lointain – ils ne voyaient rien, il devait être à des kilomètres d'ici, mais comme tous le savent, les géants remues souvent la terre sur des lieues et des lieues, sans montrer ne serait-ce qu'une extrémité de leur immense figure au dessus des montagnes.
Bien leur en prit de ne pas s'inquiéter, au moins fut-il certain qu'ils connurent une bonne dernière journée.

Ce n'était pas le cas de Sükh, Seigneur de cette communauté de bergers et de cavaliers.
Son conseiller, Chuluun, avait fait venir un brave homme appartenant à un culte étrange – il disait appartenir à celui des Résignés – qui avait refusé de donner son nom. Mais sa figure et sa prestance étaient telles que Sükh ne put qu'écouter ses propos inquiétants.
« Les tremblements de terre qui surviennent dans vos contrées ont alerté des gens sur des centaines de kilomètres, cela n'augure rien de bon Monseigneur. Je ressens une présence maléfique dans cette pièce...
- Certainement vous, Sire Chuluun, depuis que votre femme coud vos vêtements, vous lui ressemblez. Un homme ressemblant à une femme, c'est maléfique.
- Je suis un savant Seigneur Sükh, pas un guerrier.
- Je ne savais pas que les savants devaient s'habiller en femme, dit en riant Sükh. »
Mais le regard de l'érudit parut si perçant, si incroyablement perturbant, que le Seigneur Sükh et le conseiller Chuluun ne purent que se taire. Ils regardèrent ce personnage si étrange qui s'approcha de Sükh en le pointant du doigt.
« Vous n'avez pas fait attention aux signes divins, Seigneur Sükh. Vous auriez dû partir depuis des semaines de ce maudit village ! Le Maudit s'élève ! Ne l'entendez-vous pas ! Le Maudit s'élève et se couchera sur le monde, crachera les flammes de l'Enfer duquel il remonte et embrasera la terre, évaporera les mers, fera tomber les montagnes ! Il s'élève, le Maudit ! Et maudits vous serez si vous restez sur ces terres ! Maudits vous serez !
- Vieil homme, je crains que la boisson ne vous ait... commença Chuluun.
- Piètre conseiller, laissez-moi ! Je dois me presser de partir. Le Maudit s'élève et remonte les profondeurs d'où il fut modelé et dompté. »
Ce sur quoi le personnage étrange partit.
« Que le Diable emporte tous ces horribles prophètes ! Qu'il les catapulte hors du monde et qu'on en soit débarrassé une bonne fois pour toute ! s'énerva Sükh. »
Souriant aimablement aux propos de son Seigneur, Chuluun décida de monter contempler les terres de Sükh, qu'il servait depuis des années. Il observa du haut d'une des tours du château l'érudit galoper comme si la main d'un terrible adversaire essayait de l'écraser. Il songea que ce personnage devait soit être fou, soit le plus grand menteur qu'il puisse exister sur cette terre. Si Al était le meilleur berger, cet homme était invariablement le meilleur orateur. Non pas que ses propos furent inquiétants – ils l'étaient certes, malgré cela Chuluun n'y croyait pas – mais quelque chose dans la voix de l'étranger était si étrange, si perturbant, qu'il avait dû mal à l'oublier.
Déjà il avait disparu à l'horizon, et en restant à contempler le paysage, quelque chose perturba Chuluun. Le conseiller prit conscience que quelque chose puait, remontait de la terre et s'élevait dans les airs. Une odeur de mort, ou de quelque chose du genre. Il observa une marée d'oiseau passer au dessus de lui et se diriger à l'ouest. S'il ne faisait pas forcément confiance aux étrangers – érudits ou non – les signes ne pouvaient tromper : quelque chose était en train de se passer. Une effroyable traînée verte s'échappait des tréfonds de l'Enfer et paraissait arracher la terre, paraissait pourrir les herbes et les arbres, à quelques kilomètres d'ici. Une partie entière de la forêt où ils allaient souvent chasser Sükh et lui pourrissait littéralement, sous les relents de l'haleine fétide du diable.

Al n'aimait pas les bruits de la forêt, jamais il n'avait apprécié la présence de ces arbres tortueux, qui semblaient le regarder de loin, et qui aujourd'hui paraissaient être pourris jusqu'à la racine, comme si les gerbes du monde étaient tombées sur eux. Kushi ne disait trop rien quant à lui, préférant rester silencieux afin de ne perdre aucun conseil de son paternel, mais également, aucun bruit de la forêt. Tout comme son père, Kushi n'aimait guère les bois et les bruits qu'ils produisaient, comme les craquements fermant la marche du vent, le sifflement de ce dernier à travers branches et arbres, feuilles et airs. Des formes se précipitaient parfois dans l'ombre, étranges présences fantomatiques entre les arbres millénaires. Des esprits antédiluviens marchaient certainement entre les racines des arbres, qui parcouraient la planète comme les veines la main d'un homme.
Aujourd'hui, le plus inquiétant restait le silence et l'immobilité.
Al et Kushi avaient bien progressé depuis ce matin, et le soleil s'élevait déjà haut dans le ciel. Pourtant ils restèrent de longues minutes à contempler la marée de feuillage qui s'élevait comme une montagne devant eux. Les arbres étaient noirs, et les feuilles si grises qu'elles reflétaient la couleur de la mort, dont la lumière du soleil paraissait donner un teint blafard. Le vent s'était tue aujourd'hui : aucun sifflement, et aucun craquement. Et les fantômes séculaires des temps passés avaient laissés place à un vide improbable. Bien que l'un comme l'autre aurait voulu exposer ses doutes, ils savaient qu'aucun des deux ne pourraient répondre à ces questions infinies, certainement amenées par les peurs de l'âme, qui commençait à comprendre, à cet instant précis, qu'une chose affreuse était née, et que cet enfant allait surgir du ventre de sa mère.
D'un accord silencieux, ils décrivirent une courbe vers la prairie en contrebas, ne détournant cependant jamais les yeux de la forêt antique qui dressait encore ses bois secs au dessus de leur tête, balançant des bras de titans deçà-delà. Mais finalement, en descendant, Al remarqua qu'une brise déplaçait vers le village une odeur effroyable, une odeur si forte qu'il ne put que s'arrêter une nouvelle fois. Il attacha son foulard de manière à protéger son nez, et son fils l'imita.

Odval, la fille de Alagh – qui était elle-même la femme du Seigneur Sükh – était devenue célèbres ces dernières années pour réussir parfois à voir dans l'avenir des choses qui allaient arriver. Son père était très fier de cela, à défaut d'avoir eu un garçon, il avait une fille d'une parfaite utilité.
Il n'avait pas fait confiance à cet érudit complètement fou, et Sükh était réputé pour ne pas broncher sous les ordres d'inconnus, disant qu'ils étaient là certainement pour l'obliger à partir et à disparaître à jamais. Il était une fois de plus certain que cet être malveillant était venu pour le convaincre de partir, et d'abandonner son trône, le laissant sans défense à un autre seigneur, peut-être un de ces olibrius, un de ces romains cette fois-ci : une horreur de plus ! Il pouffa en pensant à la tête de ce nouveau général voyant venir ce pauvre érudit en sueur. Il aurait dû le tuer.
Qu'est-ce que la politique nouvelle de cette Rome ? La République ?
Il rit encore.
Mais quand Chuluun, toujours sûr de lui, vint avec des propos étranges, disant que la forêt elle-même voulait les prévenir d'une menace imminente, il n'en crut pas ses oreilles. Était-il devenu fou ? L'érudit était-il de ces magiciens, l'ayant converti par un coup de baguette magique à sa cause, ou de ces farfadets malicieux, aimant faire preuve d'humour en détruisant parfois les affaires du royaume ? Quand Sükh n'arrivait pas à démêler le vrai du faux, il s'en remettait à la seule personne en qui il avait la plus grande confiance : Odval, sa propre fille.
Pourtant, un élément l'inquiétait depuis toujours à propos d'Odval. Effectivement, dans sa prime jeunesse, elle avait tendance à faire beaucoup de cauchemars, et elle ne cessait de parler de choses impossibles, d'horribles présages, d'effroyables visions du futur. Un bon Seigneur aurait dû la tuer, pour éviter qu'elle n'assombrisse les cœurs par des mots terrifiants, mais Alagh avait tout fait pour le convaincre, lui, le grand Sükh, de garder sa fille en lieu sûr ; ce qu'il fit. Et avec les années, Odval devint une fille très cultivée et parfaitement saine, ne parlant de ces choses qu'à la demande expresse de son père, ou dans des confidences avouées seulement à sa mère.
Depuis sa naissance, Alagh et Sükh essayaient d'avoir d'autres enfants, mais une malédiction semblait être tombée sur leur couple. Le Seigneur savait cependant qu'il était fécond, ayant par-delà sa seigneurie des bâtards – parfois devenus célèbres. Il en avait supposé, dans ce cas, que le problème venait de sa femme. Mais maintenant qu'il y songeait, peut-être sa fille n'aurait pas dû vivre, et ainsi, les dieux les punissait depuis des années, rendant leur union imparfaite ; il aimait néanmoins Alagh, la connaissant pratiquement depuis le berceau.
Les visions d'Odval étaient si sombres, si affreusement hantée par les monstres séculaires des pires territoires inexplorés, que la faire dormir lorsqu'elle n'était encore qu'une enfant était une épreuve. Un jour, alors qu'elle n'avait que cinq ans, elle resta une journée devant une feuille à écrire la même phrase : La Bouche Immonde engloutira le Monde. Cette seule phrase, répétée des centaines et des centaines de fois, fit si peur à Alagh qu'elle brûla des dizaines et des dizaines de pages, avant de s'occuper des mains de sa jeune fille, qui ne pouvait plus les plier. Sükh les avait toucher, les avait prit entre ses grands doigts chauds, et ils étaient si engourdis qu'il crut qu'elle avait été dans la neige qui recouvrait les prairies en ces temps hivernaux. Mais c'était impossible, strictement impossible.
C'était le froid des Enfers, les flammes gelés de Satan qui flottaient autour d'elle, qui léchaient sa peau en permanence. De ce jour elle ne fut plus de sang chaud, il le sut. Elle s'appropria les yeux du Dieu Serpent de l'Apocalypse, du plus terrible des démons. Ses lèvres n'eurent plus la fraîcheur de l'enfance, mais celle, mortelle et affreuse, des tréfonds infernaux, où le feu n'a plus de chaleur, où il est plus bleu que rouge, pétrifiant l'âme du plus puissant des corps, du plus incroyable des héros, du plus majestueux des rois.

Odval observa son père entrer. Il était beau, dans son habit de fourrure, portant son collier immense, qui finissait par des dents – d'une bête qu'il avait tué bien avant qu'elle ne fut née – et avec son visage impassible. Elle s'inclina respectueusement face à lui. Il parla sans détour : il voulait savoir.
« Père, des semaines que ces tremblements ont commencé, et jamais je n'avais senti de menace, tu le sais mieux que personne. Je t'ai dis tout ce que je savais, mais cette nuit, quelque chose de différent est arrivé... et... je ne peux t'en parler mais ce fut si terrible qu'il ne reste qu'une solution : partir.
- Tu es sûre ma fille ?
- Certaine... Les enfants de cette terre ne sont pas tous fier de sa naissance, celui qui s'apprête à surgir est plein de colère, plein de rancœur... il nous faut fuir sa rage. »
Cela ne faisait pas plaisir à Sükh, mais il avait toujours écouté sa fille, il lui faisait entièrement confiance. Chuluun préviendrait les villageois : il faudrait préparer les affaires cette nuit. Le lendemain, dès les premières heures, le village dont il était le Seigneur serait vidé, libre.

Le crépuscule arrivait, les arbres ployaient sous la lumière du soleil couchant. Un puissant rayon éblouit pendant quelques minutes les deux personnes, et la lumière, après cela, disparut derrière les arbres. Al savait qu'il fallait rentrer, il savait que, lorsque la bleutée terrifiante de la nuit tombait, il ne restait plus qu'à plier bagage et à revenir chez eux, sa femme ayant certainement préparé le dîner. Kushi allait connaître pour la première fois le bonheur de rentrer à la maison après une journée d'un labeur difficile et éreintant. Son fils souriait.
La forêt était toujours aussi silencieuse, et puis la fumée verdâtre qu'ils avaient vu s'élever s'était tournée vers le château, et l'odeur avec elle. Al était heureux de ce changement de direction – tant pis pour ces bellâtres dans leur immense bâtisse froide et suffocante, lui serait tranquillement couché dans sa maison cette nuit ; que ce chateau subisse la fureur des cieux, sa famille serait paisible jusqu'au matin.
Seulement, un grondement intervint dans l'atmosphère déjà étrange de cette journée. Il se prépara à cette nouvelle secousse – peut-être plus puissante que les autres – mais quand il se retourna vers la forêt, elle s'embrasait littéralement. Il fut prit de nausées et ses yeux le piquèrent instantanément. Puis il vit une forme noire, aux ailes immenses, cachant la lumière des étoiles, obscurcissant la lumière de la lune. La dernière vision de Kushi fut celle d'une gueule phénoménale, et celle d'Al fut celle de son fils happée par un monstre indescriptible. Un monstre plus sombre que la nuit, sans forme véritable, et qui ne hurlait pas. Al eut juste conscience d'une suffocation étrange qui le parcourut quand il l'entendit respirer – une seule fois avant de mourir – et qu'il comprit que la terre entière s'embrasait derrière lui.

Le lendemain, le village était effectivement vide, selon la volonté du Seigneur Sükh...

À peine une heure plus tard, un cratère immense remplaçait la forêt, et le village n'était que cendre. L'Ordre du Destin arriva quelques heures plus tard, sur une terre déserte dénuée de vie, dénuée d'existence, et recouverte d'un nuage verdâtre qui dégageait une telle puanteur qu'il était impossible d'y pénétrer.

_________________
http://la-voie-des-ames.overblog.com/

Ce spectacle terrifia Maxime ; les deux enfants ne s'étaient-ils pas combattus avec le seul intérêt de manger ? Ce combat avait détourné ses pensées de son mal ; devant l'acharnement dont ces petits avaient fait preuve, il songea à la loi brutale et sanguinaire de la lutte pour vivre. Mais ces enfants sauvages étaient si bons, alors il ne put que s'intéresser à leur sort et sut que le mieux était toujours de vivre et d'espérer.
Seulement pour garder l'harmonie dans la vie, et celle en tout homme, fallait-il toujours un médiateur ? Un homme ou une femme sachant toujours quoi dire et quoi faire ?
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