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 Vies et légendes. De la lumière à l'ombre, Dieu s'est accouplé avec l'Horreur

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Le sombre minuit
Modérateur
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Date d'inscription : 30/05/2011
Age : 26
Localisation : Dijon

MessageSujet: Vies et légendes. De la lumière à l'ombre, Dieu s'est accouplé avec l'Horreur   Dim 22 Juil - 14:58

Vies et légendes

Durant toute sa vie d'auteur, soit du 18 juillet 1928 au 22 août 2009, Élie Langroi s'est attelé à rendre hommage à cette grande passion qu'est l'écriture. Il fit aussi en sorte de révéler ce qu'il pensait le plus juste : écrire sur le monde et sur ses sentiments envers l'évolution. Voici un de ses écrits, rédigé alors qu'il avait quatre-vingt six ans et que la menace dont il parlait depuis des décennies lui paraissait de plus en plus grande et de plus en plus proche :

– De l'ombre à la lumière, Dieu s'est accouplé avec l'Horreur –

L'évolution amènera l'humanité à disparaître, je l'ai vu ; comment vous le prouver ?

Mes lecteurs me connaissent pour bien des choses, mais je n'arrive toujours à savoir s'ils ont conscience de la menace que j'essaie, depuis presque soixante dix ans, de prévenir. Aujourd'hui, au terme de mon existence, je veux prévenir mes contemporains sur ce qui est en train de se produire. Je veux prévenir mes enfants, et tous ceux qui me suivront, de la menace qui plane au dessus d'eux. Je veux prévenir ceux qui pourraient faire quelque chose, alors que je suis un infirme dans ce monde inconnu.
Comment ce monde peut-il ignorer qu'une personne qui se fait appeler l'Obimantule ne cesse depuis une centaine d'années de tuer ou de sauver des gens ? Ne me demandez pas comment il est possible qu'il vive encore, des apprentis ? une vie incroyablement longue ? Peu importe, car ce n'est point ici le propos. Le propos véritable tient au fait que cet Obimantule reste dans tous les esprits pour être une des personnes les plus froides et les plus efficaces de notre temps. Il faut être idiot – ou pire encore – pour ne pas suivre sa trace sanglante sur les voies de l'histoire, les voies de l'existence.
Sa présence est une preuve, en soit, de l'horreur qui plane sur le monde, sur notre monde. Rien de plus terrible que cette vérité, car si on sait ce que cela signifie, on ne peut que trembler.
Il y a une vingtaine d'année, un village fut décimé par une puissance incroyable. Un survivant relata les faits comme des explosions sans détonation, il disait qu'il y avait des gens qui disparaissaient littéralement sous ses yeux. Je crois que c'est à cet instant qu'une formidable hécatombe s'en suivit ; des gens mouraient, des gens disparaissaient sans que l'on ne comprenne ni pourquoi ni comment. Des gens oubliaient sans qu'il n'y ait de raison à ces oublis.
Que mon esprit éclate si ce ne sont pas les signes d'un autre pouvoir essayant soit de prévenir une menace, soit étant une menace lui-même. Regardé-je les lumières éclatantes de l'aube qui éblouissent d'une lueur différente les présents que nous vivons ? Oui, il va sans dire. Laissez-moi m'expliquer.

Les fils du tout divin doivent bien s'élever en ce moment au centre du panthéon de tous les dieux, qui furent, qui sont et qui seront. Ils doivent bien s'élever pour hurler à la trahison, à l'incompréhension. Leur vie est peut-être même aussi menacée que la nôtre, et que sais-je encore ? Que sont Zeus et Jupiter mis à part une représentation nouvelle d'un être normal dans le corps d'un divin ? Qu'est Dieu à part ce que nous voulons être ? Ah ! l'homme et sa vanité, et sa fierté, et son orgueil, ne peut point accepter véritablement qu'il est mortel et qu'il est voué à disparaître ! Il se créé – et je me créé d'autant plus – un autre monde, un autre espace temps où il pourrait vivre à jamais, sans jamais disparaître. Qui se souviendra de mon arrière grand oncle, boulanger exceptionnel, quand tous ceux qui l'ont connu seront mort, y compris moi ? Advienne que pourra !
Néanmoins, si j'en viens à la pensée divine – et je n'espère pas la comprendre – je crois que rien ne peut être comparé concernant les pensées divines et les pensées humaines. Si les dieux existent, ou en tout cas, si des êtres supérieurs, ayant une vie paraissant infinie à nos yeux, existent, il faudrait bien qu'il y ait eu une preuve de l'évolution, comme de la particule du néant à nous, êtres doués de pensées et de paroles, et de nous à ces êtres incroyables. Ces personnes, dans ce villages – ce que ce témoin à vu – devaient indubitablement être la preuve de cette évolution.

Mais voici ce que je me demande : dans quelle sens fut l'évolution ? Qui fut créé en tout premier lieu, les dieux, nous, ou ces êtres dont font parti ces impitoyables barbares qui tuèrent il y a vingt ans 472 personnes en Russie, en l'espace d'une semaine ? Qui ?
Essayons de supposer que nous sommes les premiers êtres à avoir vécu dans cet univers – ce qui me paraît improbable – et que nous avons amené ces êtres supérieurs à exister. Déjà, il faut comprendre – et tous l'ont compris aujourd'hui – que si nous sommes à l'image de Dieu, il est plus probable que ce soit lui qui soit à notre image, car nous avons créé une manière de penser à Dieu. L'église en elle-même est une manière de penser à Dieu. Certains cultes sont plus probables que cette supposée croyance en un être unique, élevé au dessus de tous les hommes, et qui fut concepteur de notre monde en six jours – puisque le septième, tous le savent, le bon Dieu se reposait, bien lui en prit d'ailleurs.
De cela, nous supposons qu'une évolution a amené l'homme à devenir un être possédant des pouvoirs particuliers, et peut-être même, à devenir un dieu. Ainsi, effectivement, Dieu nous ressemblerait car il serait un des nôtres, mais ne pourrait être le créateur à proprement parlé. Et soyons juste : il est certain que la vanité et l'aptitude de destruction humaine amènerait ce dieu à un contrôle de tous, et non à un regard bienveillant. Ce dieu, alors, en voulant faire le bien, ferait le mal, car avec une telle puissance, l'humain est fautif plus encore que lorsqu'il est dénué de pouvoirs. Laissons le soin à la nature de régler cela.
Mais je suppose qu'un dieu si puissant et si fautif serait mieux enfermé dans un monde dont lui seul connaît les préceptes, que au sein celui-ci, où nous vivons, et où ses plus profondes envies peuvent être assouvies car il n'aurait indubitablement aucune règle qui le régirait. L'homme, devenu dieu, ne se dirigerait-il pas vers la folie, vers la plus effroyable et plus grande folie qui puisse exister ? L'homme n'est pas fait pour dominer plus que ce qu'il ne peut contrôler. Tout homme ayant conquis ce qu'il n'aurait pas dû conquérir a fini mort, ou ses descendances ont dû abandonner tout ce qu'ils avaient. Un homme – divin ou non – ne peut contrôler le monde car il n'aurait plus conscience des barrières qu'il se pourrait fixer.

Si Dieu est un homme, quelle horreur, ce que nous vivons est notre fin !

Admettons ensuite que ce ne fut pas l'homme le premier sur terre, mais cet Être Supérieur qui nous a créé. Admettons qu'Il ait créé le monde, et sa vie – en six et un jour, peu importe, ce n'est pas la question – et qu'Il domine désormais cette création en la contemplant d'un œil intéressé. Car Dieu n'est pas fier, Dieu n'est pas orgueilleux : Dieu a subi l'erreur humaine lorsque la première femme et le premier homme ont croqué tous deux dans la pomme. Il ne comprend pas ce que cela veut dire, Lui est la perfection, et Il a vu se créer l'imperfection. Car, indubitablement, l'un ne peut exister sans l'autre, et avant l'imperfection, Dieu ne savait ce qu'était la perfection.
Dieu créa donc l'imperfection, mais pourquoi avoir créé des êtres supérieurs à nous, puis nous avoir créé nous ? Il y a trois réponses à cette question : soit Il nous a donné un pouvoir qui nous profère la plus grande des puissances, sans que l'on ne sache comment... soit nous sommes le mauvais calcul de son œil divin. Ou, dernière et plus probable solution, Il a voulu être sûr de pouvoir contrôler sa création.
Je me pose la question, finalement, des conséquences des trois possibilités.
Une plus grande puissance nous conférerait un pouvoir si grand qu'il serait dangereux pour tous, et parfois j'en suis certain, nous ne pourrions réellement comprendre que cette puissance détruit tout, comme elle nous aide à construire des choses – si nous possédons ce pouvoir. Peut-être les plus grands hommes, tels Napoléon ou César, étaient-ils conscients de ce privilège si immense, peut-être... Peut-être Alexandre le Grand a réussi à apprivoiser cette qualité. Ou alors cette dernière peut être celle de Pythagore, de Thalès, d'Aristote et de Platon, de Descartes et d'Hemingway : cette capacité phénoménale de création et d'imagination ?
Si nous sommes un mauvais calcul, il nous laissera dépérir. Et comme nous nous débrouillons bien ! Comme Dieu doit rire en regardant la folie des hommes les détruire, sans qu'ils n'esquissent une seule tentative pour arrêter cela, pour arrêter cette destruction prématurée ! Mais, avec ce qui se passe ces dernières années, j'ai dû mal à croire que nous soyons une erreur. Je crois que plus le temps avancera, plus les horreurs se perpétueront. Un jeune policier capable de tuer plusieurs jeunes enfants, c'est pour moi la preuve d'un terrible changement dans notre vie, dix ans se sont écoulés depuis que ces évènements se sont passés, et j'ai l'impression que ce fut le début d'un malheur qui allait devenir de plus en plus grand. En prouve il y a deux ans la formidable bataille qui s'est déroulée non loin d'ici.
Nous ne pouvons être une erreur qu'on laisse dépérir, sinon pourquoi s'intéressaient-ils tellement à nous ?
Et si nous sommes destinés à être calmes et passifs alors que Dieu nous regarde sans rien faire, il apparaît que cette mission est plutôt bien réussie. Le Tout Divin a gagné le jackpot, que tous boivent à sa santé !

À mon âge, comprenez bien, nous ne pouvons espérer plus que ce qui nous a déjà été donné. Certes ma famille a été parcouru par de terribles jets glacés, qui ont tué, détruit ou mis à bas mes plus grands espoirs, mais après tout, je suis devenu un grand auteur. Je trouve cependant ce métier d'une injustice particulièrement bien dosée, car elle n'est pas assez grande pour nous faire arrêter – peu de choses peuvent arrêter l'écrivain d'écrire, sachez-le – mais elle l'est assez pour nous faire croire que nous ne servons à rien. Bien heureusement, des êtres sont capables de nous faire gagner à nouveau espoir, comme pour moi ma petite-fille.
On m'écoute en sachant que les vérités sont terribles dans les livres que j'écris, mais c'est toujours cette vanité et cette fierté humaine qui fait croire à mes lecteurs que ce que je conte ne peut pas leur arriver. Les livres à tendances fantastiques que j'ai pu écrire ne sont pas les fantasmes d'un vieil homme redevenu pour un temps jeune, non, ce ne sont pas les relents merveilleux des plus grandes idées distillées par un Lovecraft, un Poe ou un Tolkien, mais bel et bien un appel à l'aide, car je vois la fin.

Il y a maintenant des années de cela, j'avais fait un rêve, celui qui me guida bientôt vers la tendre et douloureuse passion que l'écriture allait être. Pour moi, elle servait de consolation à l'esprit brisé que j'étais devenu à cause de l'irréalité de ce cauchemar. Depuis, une sensation oppressante ne cesse de me hanter, et je ne peux que me réfugier dans la force et la vie dont l'écriture m'abreuve. Il est terrible pour un homme de constater que sa vie dépend d'une simple création.
Et je m'imagine parfois comme un peintre n'ayant pas fini son œuvre, ou comme celui qui se tue lorsqu'il comprend qu'il vient d'exploser tout son art à cause d'un défaut de perspective. Laissez-moi devenir un de ces hommes une seule fois, je vous offrirai la douleur de constater qu'il n'y aura aucune réponse à toutes vos questions puisque la fin de mon livre ne sera jamais unique, mais pluriel, pour vous et pour moi !
Passons ces rêves de gloire puérils et qui me suivent depuis mes débuts...
J'étais jeune, un jeune garçon qui ne savait pas ce que lui réservait l'avenir – à vrai dire, j'étais à l'âge où on se soucie guère de tout cela. La paix régnait depuis des années – je sais maintenant, pourtant, que beaucoup de morts étranges et de sauvetages in extremis avaient éviter au monde des guerres phénoménales. Et malgré cette paix que nous vivions tous, je vous assure que j'étais dans un état très étrange, comme si je n'aurai jamais dû vivre. J'avais une dizaine d'année, et ce rêve morbide – qui me revient parfois, comme l'éternel leitmotiv des pages de ma vie – assiégeait mes pensées continuellement. D'ailleurs, plus tard, ma femme ne put supporter cette vision et sombra dans l'alcool, et les personnes à qui je contais ce rêve furent détruits en bien des façons. Peut-être le ferai-je dans une autobiographie – décidément je déteste ce terme – qui prendrait place quand je sentirai vraiment que mes dernières années sont arrivées. Je sens qu'il me reste encore quelques années, et jusque-là, mes impressions ne m'ont jamais trompées.
Un mal s'élèvera sur la Terre et engloutira les hommes, j'en suis certain. Un mal affreux tombera des cieux et la race des hommes sera vouée à disparaître. Ce ne sera peut-être pas un mal, entendez-moi bien, ce ne sera peut-être pas un mal. Ou alors, ce sera le plus grand mal qui puisse arriver, le drame de tout un univers, qui verrait le plus somptueux et le plus grand génocide survenir alors qu'il est au cours de son existence.

Et s'il est un dieu qui me regarde et qui observe mes pensées, qu'il y fasse quelque chose, qu'il obscurcisse les pans odieux de ces idées, et qu'il me révèle une autre échappatoire, car je ne veux pas être l'émissaire dernier de mes frères. Je ne veux pas que mes livres soient les visions avérées d'un monde qui doit sombrer. Quel odieux personnage serait cet être unique, ou devrai-je dire, cet Être Unique, s'il confiait à un seul individu la charge de prévenir ses frères de leur fin proche, de leur mort imminente ! S'il est un dieu qui ne fasse rien face à la menace qui commence à poindre à l'horizon – je le sens, je le sais – qu'on me laisse en paix ! Ça pue au plus profond des abysses, ça pue la mort et ça pue une vie détruite. Bon dieu, même dans mes rêves l'odeur de l'horreur commence à se bâtir, à prendre consistance. Que fait-il, du haut de Son siège miraculeux, d'où fut construit le monde en six et un jours ! Ce jour de repos durerait-il finalement l'éternité, jusqu'à la fin de tout, la fin de toutes les fins, au moment où plus rien ne serait possible !
S'il est un dieu qui reste à regarder, à se reposer tandis que le monde sombre, quel est ce dieu ? Qui peut-il être pour être aussi odieux, aussi révoltant, aussi bestial ! Qui m'a dit un jour que Dieu était bon ? Dieu est si cruel, sur son trône d'acier, bientôt gouverneur intemporel de tous les restes de l'humanité, de tous les restes maudits des corps sans vies !
J'ai vu l'horreur, j'ai entendu le nom qu'elle porte quand elle prend forme véritable, un nom démoniaque et insupportable, qui ne cesse de me hanter, et qui hante toutes les âmes de tous les hommes qui n'ont conscience de rien ! J'ai vu l'horreur, j'ai pu voir sa forme véritable, faite de fumée noire impitoyable, qui avale et qui crache, qui se transforme et se cache ! J'ai vu l'horreur, et j'ai senti son odeur pestilentielle dans mes plus profonds rêves, et c'était si insupportable que mes yeux étaient couverts de larmes noires ; je pleurais du sang. J'ai vu l'horreur, j'ai vu ce qu'elle peut faire à toutes ces personnes qui vivent sans avoir conscience de la probabilité qu'ils ont de mourir demain. J'ai vu la couleur de ses crimes, et celle-ci me dévore de l'intérieur, consume mon âme, corrompt mon esprit. Cette horreur infeste tout ce qui est, tout ce qui fut, et tout ce qui sera, et elle harcèle sans cesse les plus petites âmes pour les mettre sous son joug, celui sous lequel elle essaie de me placer depuis soixante dix ans.

J'ai vu l'Horreur.
Je l'ai vu Maîtresse de toutes les terres.
Et Dieu lui tenait la main, se léchant les babines comme un chien goguenard.
De l'ombre à la lumière, Dieu s'est accouplé avec l'Horreur.
Et je rêve encore, maudit soit-il...
Pitié, qu'il se taise !

Mais peu importe, en refermant ce livre, vous vous endormirez en songeant que ce n'était qu'une lecture, vous ne vous direz pas que j'ai essayé de vous prévenir. Vous vous direz que vous n'avez lu qu'un petit essai sur les brèves pensées d'un pauvre homme sur la fin. Et puis, finalement, vous aurez raison de vous dire que c'est le cas, car tous nous devons vivre nos derniers instants avec bonheur, sans avoir peur de ce qui va arriver. Mais tout de même, une certaine amertume ne cesse de venir m'irriter, car je sais que ce que j'ai essayé de faire tombera dans l'oubli, et que les gens continueront à croire que la menace qui plane au dessus d'eux ne peut leur tomber dessus.
Même à quelques secondes de la mort, l'homme garde l'espoir infime qu'un être incroyable viendra le sauver, mais cet être n'existe pas – ou plus. Aujourd'hui, seule l'Horreur libérera les terres.

Seule l'Horreur, pleine de haine, de colère, et couverte de sang, pourra faire taire nos erreurs, et faire en sorte de guérir nos péchés immatériels ; l'offrande de notre sang pour un Dieu qui s'accouple avec l'Horreur.

Octobre 1986
Élie Langroi

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Ce spectacle terrifia Maxime ; les deux enfants ne s'étaient-ils pas combattus avec le seul intérêt de manger ? Ce combat avait détourné ses pensées de son mal ; devant l'acharnement dont ces petits avaient fait preuve, il songea à la loi brutale et sanguinaire de la lutte pour vivre. Mais ces enfants sauvages étaient si bons, alors il ne put que s'intéresser à leur sort et sut que le mieux était toujours de vivre et d'espérer.
Seulement pour garder l'harmonie dans la vie, et celle en tout homme, fallait-il toujours un médiateur ? Un homme ou une femme sachant toujours quoi dire et quoi faire ?


Dernière édition par Le sombre minuit le Ven 27 Juil - 1:13, édité 1 fois
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Le sombre minuit
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MessageSujet: Re: Vies et légendes. De la lumière à l'ombre, Dieu s'est accouplé avec l'Horreur   Ven 27 Juil - 0:26

Je tiens à ajouter pour explication qu'il s'agit d'une nouvelle qui fait parti du deuxième recueil intitulé Vies et légendes. Cette suite de recueil prend place dans un monde que j'ai moi-même érigé et où certaines légendes, certaines vies, et certaines histoires sont racontées.
Celle-ci, nommée sobrement Élie Langroi normalement, prend place à la fin du deuxième recueil, et parle d'une menace qui semble surgir : celle d'êtres supérieurs aux humains, et qui pourraient les faire disparaître...

Voilà pour le contexte.

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Ce spectacle terrifia Maxime ; les deux enfants ne s'étaient-ils pas combattus avec le seul intérêt de manger ? Ce combat avait détourné ses pensées de son mal ; devant l'acharnement dont ces petits avaient fait preuve, il songea à la loi brutale et sanguinaire de la lutte pour vivre. Mais ces enfants sauvages étaient si bons, alors il ne put que s'intéresser à leur sort et sut que le mieux était toujours de vivre et d'espérer.
Seulement pour garder l'harmonie dans la vie, et celle en tout homme, fallait-il toujours un médiateur ? Un homme ou une femme sachant toujours quoi dire et quoi faire ?
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