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 Fraternilya: chapitre 03 Assal le vagabond

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mytarvargis



Date d'inscription : 08/12/2011
Age : 36
Localisation : bourgoin-jallieu 38

MessageSujet: Fraternilya: chapitre 03 Assal le vagabond   Lun 23 Jan - 17:24

Chapitre 03
Assal le vagabond.
De nos jours.

J'en ai ma claque de ce royaume, de leur noblesse et de cette admiration qu'ils ont tous pour ce roi. Mais surtout, c'est cette vielle bourrique qui m'énerve de plus en plus. Un jour je vais lui bruler toutes ses précieuses créatures et elle comprendra à quel point on ne peut dicter sa conduite au grand Assal.
Et aller, voici qu'un soldat s'approche à nouveau de ma cellule. Qu'est-ce qu'ont me veux encore.
_Viens la fripouille ! Le roi te demande. Et ne t'avise pas de fuir où la grande générale s'occupera personnellement de toi.
Voilà bien une chose que je me dois d'éviter, c'est bien la fougue de Méthanobis, si la vieille mégère n'était pas intervenu, la générale m'aurait sans doute empalé. Cela dit, au vu de ce qui m'attend je me demande si la mort n'aurait pas été plus clémente.
_Que me veut le roi? Demandais-je au soldat.
_S'assurer que tu t'attelleras aux tâches qui te seront assigné. Et bien sur, nous avons tous fais le pari que tu désobéiras à la moindre occasion. Inutile de te rappeler ce qui se passera si cela arrivait.
Espèce de misérable, moque-toi bien de moi mais quand je sortirais d'ici, tu seras le premier que je viendrais visiter et crois-moi je ne serais pas aussi courtois.
Des geôles du château on se dirige maintenant près du grand hall, là où derrière les grandes portes battantes se trouvent la salent du trône. Là où siège le roi.
On dit que son humeur se traduit par la teinte de ses yeux, il me suffit de les fixer pour sans doute pouvoir négocier, c'est tout aussi simple. Si j'arrive à le tromper lui. Alors les autres ne pourraient rien contester du tout et je pourrais donc alléger la sentence.
_À partir de maintenant, commença à me dire le soldat. Chacun de tes mots, chacun de tes gestes devra être scrupuleusement contrôlé et réfléchis. Si tu fais mine de défier le roi ou que tu en viennes à offenser la cour, alors je ne donne pas cher de ta peau. Si tu as l'intention de ressortir d'ici libre accepte la décision qui sera pris et ne fait même pas mines de vouloir négocier, car on ne tergiverse pas avec la séance de justice.
_Je suis Assal ! Sale laquais ! Je n'ai ni roi, ni dieu. Personne ne me juge et nul n'a autorité sur moi ! Je suis libre et je ne reconnais pas votre prétendue justice ! hurlais-je au soldat. _Jamais je ne m'inclinerais devant ton roi et jamais je ne courberais l'échine devant vos règlements idiots. Si tu voulais m'impressionner sache que tu as perdu ton temps. Je ne suis pas de ceux que l'on intimide ! Mon existence elle-même fut un défi et jamais je n'ai été vaincu. Je fais toujours face, quel que soit le danger.
Le soldat me fixa, puis lentement et en silence, se rapprochât de moi, ses yeux bleu clair ne me quittaient pas. Il était blond, la peau claire, il portait l'armure sombre des soldats d'élites du royaume. Les plus puissants guerriers qui soient à ce que l'on prétend. Je ne saurai déterminer le nombre de batailles auquel il a dû participer, mais une chose était certaine. Il n'avait pas l'air de vouloir que je hausse le ton d'avantage.
_Garde toi de prononcer un mot de plus. Ou je te démontre à quel point je suis prêt sanctionner les misérables parasites dans ton genre. Ma lançait-il tout en fixant mes yeux et aucun battement de cils ne trahit une quelconque hésitation. Il allait tenir parole et ça même moi Assal, en était convaincu.
_Ça suffit Aramis. Je me charge de l'escorter jusqu'au roi. Va de ce pas à la salle de repos pour te détendre et retrouver la paix. Dit une voix féminine. Que je reconnaissais trop bien. Méthanobis le général elfe. Sans doute la guerrière la plus puissante du royaume autant que le roi dit-on.
_Bien ma lady. Pardonnez-moi de m'être ainsi montré devant vous. Et il fit demi-tour juste après s'être incliné pour saluer l'elfe.
C'est rituel de courbettes commence sérieusement à me taper sur les nerfs. C'est même plus un royaume de guerriers cela ressemble de plus en plus à des ballerines.
Aramis l'avait elle appelé? Bien dans ce cas il me sera plus facile de le retrouver.
_À ta place je n'en serais pas si sur. Aramis est sans doute le plus grand combattant des forces d'élites. Me dit-elle comme si elle lisait mes pensées.
_Je vois que tu es très surpris, ne t'inquiète pas je ne lis pas dans les esprits. Par contre notre roi a le don de sentir toute intention néfaste envers le royaume, ses habitants ou lui-même alors sentir ton désir de tuer un de nos soldats, cela n'est pas passé inaperçu. Crois-moi je te conseille de rester tranquille car ce n'est pas un seul soldat qui t'attend derrière ces portes mais des centaines.
_Je suis prêt à vous affronter tous s'il le faut et à ton tour sache que rien ne m'effraie. Toi et moi avons encore un combat à terminer je te rappelle, et je ne mourais pas avant d'avoir eu ma revanche.
Sur ce, elle agita la main comme si elle balaye les mouches, signe de son habitude aux menaces de mort à ce qui semble. Mais je suis Assal et personne ne se moque de moi ou ne doit prendre à la légère mes avertissements.
Nous marchions alors, lorsque nous atteignîmes deux grandes portes lourdes avec un lion aillé sculpté, la gueule béante et le regarde sévère. L'elfe me stoppa d'un signe, et nous restions là sans bouger durant quelques minutes. Je l'observais d'avantage, la combattante avait une armure rouge semblable au soldat mais ne portait pas de casque elle le tenait à son bras. Sa forme était ovale. On devinait qu'il engloberait la tête entière sauf au visage, il avait des petites plaques pour protéger les joues.
Le reste de l'armure était fait de la même matière, du bergalium, métal très rare et très résistant, on dit qu'il dispose de propriété magique. Je sais que seulement trois cents armures de bergalium existent dans tout le royaume. J'ai voulu m'en approprier une et c'est la raison pour laquelle je suis ici.
Selon leurs codes, c'est un honneur de porter une telle armure et qu'il faut la mériter, mais je connais un être qui n'est pas du royaume et qui en possède une. Mais bref passons l'elfe m'intrigue de plus belle.
Tien tien, elle ne dispose d'autres trésors, autres que ces courbes et son habit. Ne serait-ce pas une des armes légendaire? Ces fameux artéfacts magiques? Qu'il nous faut dompter pour pouvoir sans servir?
Oh mais ? Elle en a trois mais c'est impossible ! J'en possède qu'une et le combat n'a pas été aisé pour l'obtenir, alors en posséder trois cela relève presque du divin.
_Comment as-tu fait?
_Comment ai-je fait quoi? Me demande-t-elle crédule.
_Pour dompter les reliques légendaires. Jamais cela ne c'était produit, m'empressais-je de lui souligner. On dit que c'est les armes de dieux anciens, et que pour en prendre possession et les maitriser,il faut une puissance au moins équivalente ou bien qu'il faut en être jugé digne. Et toi tu en disposes de trois !
_Il faut croire alors que j'en suis trois fois plus digne que toi ou bien trois fois plus fortes que toi. Tu ne penses pas? Me jeta-t-elle avec un malicieux sourire et un regard ma foi plus séduisante.
Mais me sentir dépassé de la sorte a le chic pour m'irriter davantage. Je déteste me sentir en état d'infériorité.
_Lady Méthanobis ! Criait une voix essoufflée surgissant des portes droit devant nous. Bon sang le château serait-il vivant?
_Oui Branaude, qui a-t-il? Demanda-t- elle comme si de rien n'était à la porte?
Et la soudainement sortant de la gueule béante du félin, une jeune et petite gnome en robe au teint marron et au sourire très innocent.
Un tel air naïf devrait être interdit, ça rendrait le monde trop hostile pour elle.
Voilà donc une gnome au talent d'intangibilité, c'est très étrange. Inutile de s'en demander l'utilité dans le château, ça doit être la coursière sans doute, passer à travers les murs pour explorer les lieux ou transmettre un message, voilà tout le crédit que l'on lui porte. C'est d'une navrante débilité
_Le roi vous attend il est prêt. Répond-elle sans modifier son air jovial.
_Assal ! Amène-toi. M'ordonne alors la grande elfe. Mais je ne suis pas un de ces servants. Je ne bougerais pas.
C'est alors que les portes s'ouvrent face à nous et que je puis distinguer au bout de la pièce un podium portant deux trônes l'un à coté de l'autre. Sur celui de gauche il y avait un homme à la stature majestueuse et au regard bleu. L'autre siège était vide.
Je souris, car rien au monde ne me ferais plus plaisir à cette instant que de donner une leçon à ces pitoyables marionnettes et à leurs rois si adulés.
Je suis Assal et je veux que l'on m'implore pour que je vienne.
_Croyiez moi ne provoquez pas le roi. Vous risqueriez d'êtres très déçus. Me dit alors la petite gnome. Le sourire toujours aux lèvres.
Je contemplais alors la grande elfe et la petite gnome, puis je dirigeais mon regard sur le roi il était habillé de simples vêtements de tissu bleu et sombre avec des motifs argentés. Alors que tous les autres mi à part la coursière nommé Branaude était en armure. Les armures de l'élite. Et le roi était sans protection devant moi. Je parcourais à nouveau la pièce qui se présentait devant moi et je distinguais plus clairement les soldats chacun le regard tourné vers moi.
Très bien j'apprécie d'avoir un public et encore plus, quand je dois humilier une personne importante.
D'un signe de défi je levais la tête et narguais le roi. Ce dernier m'observât puis m'indiqua d'entrer avec sa main, pour me présenter devant le trône.
Je le défiais à nouveau.
Pour la seconde fois il m'intima de me présenter devant lui. Aramis m'avait demandé de bien réfléchir à mes gestes et à mes mots. C'était tout réfléchis.
_Écoute-moi grand roi ! Lui dis-je sans baisser les yeux. Si tu veux que je vienne à toi il faudra que tu t'inclines et que tu le demandes poliment. Et peut-être que je serais enclin à te laisser vivre tranquillement toi et ton royaume.
Sur ce je fis demi-tour et entrepris de repartir à l'extérieur. Et si la belle elfe aurait dans l'idée de me poursuivre elle regrettera de s'être moqué de moi.
Je fis à peine quelques pas que la petite gnome se présentât devant moi toujours souriante et accueillante. Elle n'était pas bien grande et m'arrivait à peine à l'estomac. Elle posa sa main sur mon haillon jaune kaki. Mes bras musclés se posèrent sur ses épaules et contemplant mon pantalon de cuir bleu nuit et mes bottes de cuir marron elle me dit calmement.
_Vous devriez retournez sur vos pas, la sentence n'a pas été prononcé et par conséquent vous ne pouvez sortir de cette façon.
Hé bien dit donc ! Je vois quel est encore plus naïve que je le pensais, comme si j'allais laisser ces valseuses d'opérette me juger.
_Écoute belle enfant, tu joues sur la cour des grands là. Et je ne peux me résoudre à te blesser. Alors soi gentil pendant que je suis d'humeur joviale, car je n'ai pas envie de me fâcher. Lui dis-je tout en la portant et en la déplaçant sur le côté. Ensuite tranquillement j'entrepris de sortir.
C'est alors qu'une force invisible me tirât en arrière je me suis sentie comme compactée et en même temps étiré en tout sens. Sans même m'en rendre compte j'étais sur le sol les mains et les genoux plaqués au marbre. J'avais beau essayer de me relever cela était impossible et pourtant rien ne me touchait.
Quelle était donc cette force? Je me sentais rougir par mes efforts mais en vains. Plus je résistais et plus je m'épuisais. Qui donc me faisait subir cela. De qui venait ce pouvoir d'attraction et de répulsion simultané ?
Il régnait un silence et pourtant j'étais sûr que les soldats de la cour étaient présents. Mais personne ne réagissait à mon sort était-ce l'un d'eux .Aurais-je donc à ce point suscité leur colère? Est-ce cette misérable elfe? Mais qui donc? M'inflige pareil torture et humiliation? Qui ose s'en prendre à moi?

Je suis Assal j'ai défié les plus grands démons et vaincu les plus pénibles adversaires que le monde m'ait présenté.
Qui donc peu me réduire à cet état? J'exige de le savoir.
Bon sang je reste plaqué au sol j'ai beau forcer je ne peux même pas lever les yeux. Un effort, que je puisse voir autour de moi au moins.
C'est alors que je sens que la force semble s'estomper au niveau de mon coup, je la sens, d'ici peu je pourrais...
Ça y est je peux bouger ma tête, je peux la relever. Je vais enfin pouvoir confronter mon bourreau. Et je lui ferais payer sa traitrise.
_Tu voulais que je m'incline, n'est ce pas? Était-ce bien là tes exigences? Et bien répond moi. Aurais-tu perdu ta langue? Me dit alors un vois calme mais au charisme des plus envoutant. Il y avait une puissance dans ces mots que, j'osais à peine lever les yeux, pour ne pas froisser davantage cette illustre personne. Comment est-ce donc possible?
Le roi en personne se salirait les mains pour me punir?
_Lève la tête et fais-moi face. Au-delà d'un ordre cela ressemblait à une sorte d'invitation. Mais que faire? Que dire? Je me sentais démunie, si je venais à le regarder je suis sur qu'il me briserait en mille morceaux. Cela ne fait aucun doute. Même le combat pour dompter mon sabre légendaire n'aura pas été aussi difficile.
Mais je suis Assal si je dois mourir alors ce sera debout, et en homme libre, sans maitre, sans roi et surtout pas en m'inclinant et ce, même devant la mort elle-même.
_Je suis Yvano Mezakt Assal même si je meurs de votre main aujourd'hui. Je ne serais jamais votre laquai. Osai-je dire. Malgré la peur de mourir qui me gagnais. Mon destin allait être scellé. Jusqu'à la fin, il aura été grandiose.
_Mourir? As-tu donc finalement décidé de te déclarer vaincu? Toi le grand Assal? Toi qui as toujours violé les plus sacrés de nos lois? Toi qui as toujours défié notre royaume et martyrisé de nombreux habitants? Toi dont la réputation n'est plus à faire? Tu oses déclarer forfais et refuses de me combattre? Le grand Assal qui a si souvent trompé la mort et qui survécut aux terres désolées, as-tu donc finalement perdu tes crocs? Je suis terriblement déçu.
Et la je vis son regard. Ses yeux bleus venaient de viré au noir et la douleur me foudroya à nouveau le corps. Si je hurlais maintenant, c'est comme si je tombais en disgrâce. Son discours a eu l'effet de me rendre mon désir de combattre et je décidais de me relever. Peine perdue le roi maintenait une pression si forte que je ne pus gagner que quelques centimètres.
Derechef je retentis une nouvelle fois, mais plus je forçais et plus je me retrouvais écrasé par le poids de mon arrogance. À croire qu'il voulait me donner une leçon d'humilité plus qu'une sanction juridique.
Bon sang Aramis n'avait pas torts je n'aurais pas dû l'offenser. Si en plus de cela il peut ressentir nos intentions alors la partie est fini le défier serait un suicide. Mais je dois faire quelque chose je ne peux rester ainsi. Il me faut me relever je dois me sortir de cette situation.
Je dois … Je dois avant tout me calmer et réfléchir.
Hum. Sa garde ne semble pas vouloir bouger sa signifie donc qu'il table sur sa seule puissance pour me vaincre, et ces soldats ne sont là que de manière purement protocolaire.
Bien si j'exclue l'elfe et la gnome alors le danger n'est pas aussi grand.
Mais bon sang! Qu'est-ce que je dis? Le roi, sans sourciller, me met au pas et je ne puis rien d'autre que fomenter des pensées idiotes pour le courroucer davantage. La douleur me rend-elle fou?
_Aaaaaaaaaaarrrgh !
C'est abominable je n'ai pu me résoudre à retenir un cri de douleur, il semble augmenter la pression à chaque minute.
Bientôt je n'aurais plus d'espoir et je serais réduit à l'état de charpies.
Il y a forcément une solution pour me soustraire de cette pénible situation? mais laquelle? Bon sang, il me connaît, il doit donc être au courant des mes dons peut-être ? Ma pré-connaissance ne m'est en aucun cas utile à l'heure actuelle, j'ai beau en user je ne vois rien comme s'il défie le destin lui-même. Bon sang ! C'est vraiment le pire adversaire qui pouvait m'arriver. Hurg ! La douleur s'accroît il passe à la vitesse supérieure.
Rhaahh ! J'enrage d'être réduit ainsi mais que faire? Que faire? Ma faculté de volé est d'ores et déjà annihilé par son talent télékinésique, si toutefois cela n'est pas que de la simple télékinésie. On dirait qu'une autre forme de force et de magie en ait couplé. Faut que je sache où il est! Si je le vois je pourrais peut-être me matérialiser près de lui et donc m'extirper de cette prison invisible? Oui c'est la seule solution si ça ne marche pas alors je serais vraiment condamné. Je tente le tout pour le tout.
Très bien, il est la devant moi, toujours aussi majestueusement assis sur son trône. Allez à trois, je respire profondément et j'y vais.
Un,
deux et trois!
_Enfin libre ! Je me sens léger ! J'ai réussi ! Criais-je, trop content de ma liberté. J'étais enfin derrière le roi. Et à voir la tête de sa garde, personne ne s'attendait à cela.
Même la grande elfe semble surpris.
Maintenant je n'avais plus qu'à pendre le roi en otage et me venger de sa torture.
_C'est parti ! Le grand Assal va vous montrer ses crocs de plus près monseigneur ! ha ha !
… …
… …
_Non mais vraiment tu t'attendais à quoi? Encore une chance que mamie Niyèvla a encore plaidée en ta faveur sinon le roi t'aurait brisé tous les os sur ce coup-ci. Me dit alors la voix masculine qui m'avait jadis escorté de ma geôle jusqu'au trône royal.
_C'est... toi ... Aramis? Je ne reconnaissais plus ma propre voix tellement elle était faible
Cela dit. Tu as su l'impressionner. Notre roi savait depuis le début que tu pourrais échapper à son emprise, il voulait juste tester tes capacités. La chose faite tu as quand même eu la stupidité de vouloir t'en prendre à lui. pourtant tu savais que personne ne peut le surprendre.
Résultat cela fait maintenant vingt jours que tu es aux bâtiments des soins intensifs.
_Vingt … jours ? Mais … c'est imp... impossible... comment? que... qu'est-ce... qui m'est... arrivé?
_Disons simplement que le roi t'a tout bonnement sanctionné. Et crois-moi personne n'aurait voulu être à ta place à ce moment-là.
_Je … je ne … me … souviens de rien … qu' est-ce... qu'il m'a fait ?
_D'après Méthanobis, lorsque tu as voulu l'attaquer, hé bien...
Tu t'es retrouvé projeté d'un côté puis de l'autre de la sale du trône, telle une feuille cédant aux caprices du vent, on entendait tes os craqués sous le choc.
Ensuite, tu t'es vu catapulté hors du château, à plusieurs dizaines de lieux du royaume. Lorsqu'elle t'entendit crier, la grande reine, Mamie Niyèvla, la belle-mère du roi, du intervenir pour contenir la rage de notre souverain.
On a ensuite dépêché toute une escouade pour te retrouver et te ramener.
_Pourquoi … me sauver? Pourquoi me … soigner?
_Ne te fais pas de fausses idées, ce n'est pas par sympathie pour toi.
C'est uniquement pour ne pas entacher l'image de notre roi. S'il venait à tuer un misérable gredin comme toi, cela nuirait fortement aux bonheurs de notre royaume. Nous nous évertuons tous à rembourser notre dette envers notre monarque, pour ses sacrifices au nom du peuple, et, nous serons tous très attristés, s'il venait à se salir par des actes aussi vulgaires qu'abattre un vaurien de ton espèce.
_Mes blessures … elles étaient graves? Soufflais-je tant bien que mal.
_Il a fallu au moins cinq elfes pour te soigner.
Lorsque nous t'avons retrouvé tu étais inconscient, tu baignais dans ton propre sang et en plus de cela tu étais désarticulé de toutes parts. Il a fallu dans l'urgence replacer tes membres disloqués et, refermer tes blessures pour limiter les hémorragies.
Au bout de six jours tu étais transportable. Mais ton état fragile nous faisait avancer lentement, tu n'es donc arrivé au château que depuis une dizaine de jours.
Sans prendre le temps de savoir si j'étais ou non conscient, il délivrât alors son message. Car il était évident qu'il n'était pas venu à mon chevet par inquiétude, ni par affection.
_La sentence a été annoncé tu devras donc à ta sortie t'acquitter de nombreux travaux de réparation suite à tes crimes passés.
_Je … suis … à demi mourant … et … je dois … encore …m'ac … m'acquitter …d'une …sanction?
_La vision de notre roi concernant les préjudices est très singulière. Tu violes les règles, tu en subis les châtiments? Rien de plus rien de moins.
Mais bien sûr tu peux toujours disposer de ton option personnelle; à savoir défier encore le roi.
Et ce coup-ci, on a tous fais le pari, que tu ne te risquerais pas à désobéir de nouveau.
Inutile d'y penser. Si la dernière image que j'ai en mémoire c'est mes dents près du coup du roi et qu'un battement de cils plus tard, je me retrouve coincé entre bandage et charme de guérison . Alors c'est que je ne suis pas prêt de l'affronter à nouveau.
_Dépose-moi … la liste … des … corvées pénales ...sur le meuble … Je m'y … attellerais … quand je serais … plus frais … et ...disposé. Parvins-je faiblement à prononcer.
_Très bien je vois que la leçon t'a été très profitable. Tu devrais remercier Mamie Niyèvla à ta sortie.
Sur ce je te laisse et viens me voir quand tu serais frais et disposé, je suis celui qui est chargé de superviser tes actes de rachat pour le royaume.
Tiens donc comme si cela semblait être une bonne nouvelle. Je te maudis sale laquais ! Je te maudis toi et ta noblesse misérable.
Quelle humiliation ! me voilà réduit à un si méprisable état de faiblesse. Je m'en veux à moi-même s'en est très frustrant.
Et en plus de cela, il me faut présenter mes excuses à la vieille peau ! Non mais de quoi elle se mêle cette mégère . Je me suis façonné sans aide tout seul, jamais personne ne m'a tendu la main, et cette bourrique se permet de jouer les mères protectrices avec moi? Grrr Je déteste ce royaume.
Je déteste ce roi ! je déteste ce pays et je déteste cette honteuse position dans laquelle je me retrouve aujourd'hui.

Enfin soyons reconnaissant pour les soins apportés, sinon le néant m'aurait accueilli dans ses entrailles funestes. Mais au moins Assal reste libre.


Péniblement je rouvre les yeux, non pas que, cette instant de détente ne me passionne plus trop, mais simplement car ce très cher Aramis vient encore, prendre la peine de me contrôler.
_Cela va faire bientôt un mois que tu rebâtis quelques granges pour le compte de notre petite société. Comment cela se passe-t-il? Toujours pas d'envie de défier l'autorité?
_Cesse donc de me narguer ! Lui dis-je. Laisse moi finir ma peine tranquillement ensuite je te jure que je vous aurais tous, même ton roi regrettera le jour ou il a mis Assal sur les genoux.
_Crois-moi même en mille ans. Tu ne serais capable de rivaliser face au souverain de Fraternilya. Si tu avais pris la peine de suivre mes conseils, tu te serais épargné bien des tracas.
_Tu es venu pour me rappeler les valeurs de ton royaume? Ou bien as-tu d'autres taches à m'imposer.
_Ni l'un ni l'autre. Je suis venu te dire que tu es relaxé. Mais il y a une condition particulière. Si tu l'acceptes alors à partir de maintenant tu es de nouveau libre, mais gares à toi si on te reprend à vouloir semer le trouble encore sur nos terres.
_Quand puis-je quitter le château?
_D'ordinaire, il est d'usage de se présenter au roi lorsque l'on a purgé sa peine, mais pour toi ce sera une exception récupère immédiatement ton arme et tes autres effets personnelle auprès de Déthanis, il t'expliquera alors lui-même cette condition. Ensuite quitte ce royaume.
_Dans ce cas ôtes toi de mon chemin. Lui ordonnais-je. Mais il continuait de me fixer, toujours de façon stoïque, comme la fois où je l'avais menacé de mort dans la cour du château.
C'est un guerrier courageux cela ce sens, mais Assal demeure toujours plus courageux quoi qu'il arrive.
_Comme je te l'aie déjà dit auparavant. Sache que si tu récidives, c'est à moi que tu auras affaire et non plus au roi. Garde bien ça en mémoire car je ne suis pas du genre à négliger mes promesses. Surtout pas quand il s'agit de sanctionner les petites frappes dans ton genre.
_Ha! Ha! Ha! Souriant je lui dis. Tu penses me connaitre ? Mais moi on ne me connaît pas. Ce n'est pas en te pavanant avec ton armure que tu pourras m'impressionner. Tout ce que le monde m'a présenté de plus coriace je l'ai finalement achevé. Alors, si toi-même tu penses être un dur, sache que le simple fait de croiser ton regard avec le mien, te condamne à mourir de ma main tôt ou tard.
Sur ce, ciao toi est ta misérable bande de ballerines qui constitue votre garde d'élite, car Assal le grand, vous quitte sur le champ. Et n'oublie pas mon visage, tu le révéras un jour. Ha ha ha !
Et après avoir récupéré mes biens et acceptés leur fameuse condition, qui soit dit au passage semblent être une bonne opportunité de régler certains de mes contentieux avec leur royaume, je m'envolais de nouveau libre comme toujours.
Assal le vagabond, certes,mais Assal reste libre pour toujours.
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Fraternilya: chapitre 03 Assal le vagabond
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