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 Horreur (appel à texte)

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Le Boiteux

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Date d'inscription : 15/11/2013
Age : 26
Localisation : Picardie

MessageSujet: Horreur (appel à texte)   Dim 15 Fév - 10:07

Bonjour à tous,
Voici une nouvelle en cours d'écriture pour un appel à texte. Il faut soumettre un texte trash/gore/horrible/dégueu/inhumain/etc. C'est par ici, au cas vous seriez intéressés.
Ici c'est la nouvelle que je compte envoyez (si j'en suis satisfait), que je vais poster au fur et à mesure de l'écriture (contrairement à ce que je fais d'habitude).
Pour les commentaires c'est par ici. Bonne lecture, j'espère Smile

ATTENTION : ça va devenir assez violent dans le coin, alors âmes sensibles prenez garde.



Les hurlements étaient encore plus fort dans cet endroit. Et ça leur plaisait. Les cris se répercutaient contre les murs de béton et les échos s'enfuyaient dans les couloirs souterrains. Kramer avait tellement chaud que sa chemise blanche lui collait à la peau, toute poisseuse de sueur. Les tuyaux de la chaufferie brûlaient l'air, grinçant et lâchant des perles d'eau condensé. Le collègue de Jack roula les manches de sa chemise jusqu'aux coudes, puis essuya son front trempé de l'avant-bras. Les jointures de ses mains étaient esquintées, rappées comme s'il avait cogné un mur.

« J'en peux plus », lâcha-t-il en attrapant la bouteille au sol. Le liquide bistre coula dans sa bouche, et Jack vit sa pomme d'Adam descendre à deux reprises. Son collègue secoua la tête en grimaçant et regarda son poing. De profondes entailles sillonnaient sa peau. « Merde ! Je me suis ouvert sur les dents de cet enfoiré.

_ Sur ce qu'il en reste, tu veux dire, le reprit Jack. Passe-moi le Whisky, tu veux ?

_ Ouais, tiens.

_ Merci » dit-il avant de prendre une longue gorgée. L'alcool était tiède, presque chaud, mais il s'en foutait. Sa main aussi était abîmée, mais pas autant que celle de l'autre ; juste un peu rouge sur les jointures. « On va faire une petite pause. Lui aussi en a besoin, je crois, dit-il en pointant le troisième homme du menton.

_ Je suis pas contre. Et on passera la seconde. » Et Jack hocha la tête.

On ne peux plus faire marche arrière, maintenant
, pensa-t-il en observant le visage tuméfié du dramaturge. Il gémissait pitoyablement, régurgitait des borborygmes indistincts. Il supplierait encore s'il pouvait parler, mais Kramer lui avait sans doute brisé la mâchoire en même temps que les dents. Il en avait craché des petites bouts au fur et à mesure. Jack avait frappé le premier. Lui n'avait cassé que les lunettes, dont l'une des branches s'était plantée dans l'arrête nasale du type. Elle s'y trouvait toujours.

L'homme ne pouvait pas se défendre, les bras et les jambes saucissonnée à une chaise. Des larmes coulaient sur ses joues et il geignait comme un gosse. Jack aurait voulu que ce soit par regret, mais il savait que c'était seulement la douleur qui parlait. Peut-être qu'ils auraient arrêté, s'il avait exprimé assez de regrets. Peut-être qu'ils n'auraient même pas commencé. Après tout ils étaient flics. Ce n'était pas leur genre, de tabasser les coupables dans les soubassements d'une vieille chaufferie. Mais celui-là débordait d'arrogance et de fierté, imbu de sa personne comme un artiste qui pensent être le révolutionnaires de son temps. Ils avaient perdu les pédales.

« Tu rigoles plus maintenant, hein connard ? » Kramer s'avança et lui cracha à la gueule. « Tu crois qu'on va prendre pitié, c'est ça ? Tu te plantes, mon gars. Tu te plantes vraiment. Tu les as écoutés, toi, quand ils t'ont suppliés ? Nan, bien sûr que nan. Alors pourquoi on le ferait, nous ? Hein, pourquoi on le ferait ? »
L'autre, le visage en sang, continuait de pleurer, marmonnant des mots indicibles dans sa bouche démantibulée. Jack s'était imaginé un monstre en observant la scène du crime. Parce que seul un monstre pouvait faire une chose pareille. Mais devant lui ne se trouvait qu'un homme. Ordinaire. Banal. Un pauvre type qu'on croiserait tous les jours dans la rues sans même le remarquer. La branche de lunettes plantée dans son nez était presque comique, mais Jack n'avait pas la moindre envie de rire. Il avait envie de faire souffrir cet enfoiré.

La main tremblante, il tira une cigarette de son paquet de Winston et la colla dans sa bouche. Il ne sentit même pas la chaleur du briquet lorsqu'il alluma le bout de sa clope. Une goutte de sueur glissa de son front pour tremper le papier à cigarette.

« T'en veux une ? semanda-t-il en tendant le paquet à son collègue.

_ Ouais, je prends. »

Ils fumèrent en silence. Il n'y avait rien à dire, juste à faire. À la fin, Jack s'avança vers le dramaturge effrayé, lui écarta brutalement la paupière des deux doigts de sa main gauche et se servit de son œil comme d'un cendrier. Le bout rougeoyante du mégot s'écrasa contre la sclérotique, comme la pupille fuyait les braises. Le globe cloqua sous la chaleur, siffla comme un crabe dans l'eau bouillante, et un liquide blanchâtre coula le long de la joue comme une larme. La gorge du dramaturge rugit un cri de douleur ; un hurlement contenu qui ne pouvait dépasser ses lèvres close.
Derrière eux, Kramer eut un hoquet de dégoût et lâcha le contenu de son estomac contre un mur. En dépit de ce qu'ils avaient entrepris de faire, les deux collègues n'étaient que des hommes ordinaires. Même si Jack se révélait très doué à ce petit jeu.

« ça va ? demanda-t-il en reculant, écœuré par l'odeur de brûlé.

_ Ouais, ça va, répondit l'autre en s'essuyant la bouche.

_ Tu peux y aller si tu veux. Je vais finir.

_ Nan, on a commencé tous les deux, on finit tous les deux. Et je veux le voir souffrir, ce fils de pute ! »
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Horreur (appel à texte)
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