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 Les Rivières du ciel

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June

June

Date d'inscription : 05/06/2011
Age : 29
Localisation : A la frontière du rêve...

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MessageSujet: Les Rivières du ciel   Les Rivières du ciel EmptyDim 5 Juin - 14:26

Bonjour ! Voici le début d'une histoire que j'ai écrite... j'espere que ça vous plaira =) ce n'est qu'un petit début sans beaucoup de style mais bon.. enfin bref, je me tais >.<

Les commentaires ici

Genre : Roman ?
Nombre de pages : 150 pages sur Word en 12
Nombre de chapitres : 4 Parties
Résumé : Jenny est une jeune scripte qui déteste particulièrement ton travail et les hommes qui la font souffrir. Mais un jour elle rencontre Mickael, qui va lui redonner espoir en la vie, mais son passé resurgit et la quête du bonheur s'achève.


-------------------------


« Arrête, arrête… On devrait déjà y être depuis 5 minutes…
- Ne stresse pas, ils ne vont même pas remarquer notre absence. »

Jenny et David entrèrent dans le studio comme si de rien n’était. En effet, personne n’avait remarqué leur absence, personne ne la remarquait jamais. Jenny n’était pas prête, et tout en fouillant dans ses notes, on entendit Alain Hénon hurler. Il cria si fort que les vitres manquèrent à peine de se briser.

« Où est-elle encore passé ? Qu’est-ce qu’elle fout ? Jamais là quand on a besoin d’elle ! Scripte ! Scripte !
- Oui je suis là… dit timidement Jenny en baissant les yeux.
- Bon, maintenant que t’as fini avec les acteurs, va nous préparer du café.
- Oui monsieur » répondit Jenny qui partit sans que personne ne s’en aperçoive.

La jeune femme revint quelques minutes plus tard armée d’un plateau sur lequel reposait une dizaine de gobelets en carton remplis de café. Alain Hénon, crieur professionnel et accessoirement réalisateur en saisit un et fit signe à Jenny de poser le plateau sur la table en face. Elle s’exécuta et prit, comme le veut son métier, des notes de la manière dont les acteurs étaient habillés, de telle sorte à ce qu’ils soient habillés et maquillés de la même façon à la scène suivante qui serait tournée plusieurs heures, ou plusieurs jours plus tard. Ce sont les artifices du cinéma.

« Qui-es-ce qui m’a foutu une scripte comme ça ? Scripte !
- Oui monsieur ? fit Jenny en arrivant au pas de course.
- On est tous installés, il ne manque que toi ! Tu as préparé le clap ? Tu sais à quelle scène on est ?
- Non monsieur mais j’ai…
- Ce n’est pas possible mais ce n’est vraiment pas possible ! Tu n’es pas une stagiaire ! Tu dois être prête.
- Désolé mais c’est le machiniste qui se charge du clap d’habitude…
- Le machiniste n’est pas là, donc c’est toi. C’est clair ?
- Oui monsieur. »

Jenny posa le scénario et son carnet sur la table à côté des cafés, lança un regard empli de détresse et d’amour à David, le perchman. Elle se plaça devant la caméra. Alain Hénon : « Moteur » - Caméraman : « Ca tourne – annonce » - Jenny : « Séquence 8, plan 22, 1ère » - Caméraman : « Cadré » - Réalisateur : « Action » Les deux acteurs égocentriques jouaient parfaitement leur rôle, mais regardaient du coin de l’œil, inquiets, le directeur des acteurs, en qui ils cherchaient du réconfort. Jenny préparait le clap suivant et notait sans discontinuité les différentes actions des acteurs. « Cut, on voit le micro. »
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June

June

Date d'inscription : 05/06/2011
Age : 29
Localisation : A la frontière du rêve...

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MessageSujet: Re: Les Rivières du ciel   Les Rivières du ciel EmptyMer 8 Juin - 15:57

La suite

« Séquence 8, plan 22, prise 2.
- Cut ! Tu te fous de moi la scripte ? on voit mal le clap, ce n’est pas cadré, on recommence ! Moteur.
- Ca tourne, annonce.
- Séquence 8, plan 22, prise 3.
- Cadré.
- Action. »

« On fait une pose les enfants » décida Alain Hénon en posant sa main ridée sur la cuisse de l’assistante de réalisation. David, le preneur de son, s’approcha de Jenny qui continuait d’écrire sur son calepin à spirale.

« Il ne faut pas t’en faire… Il est un peu comme ça avec tout le monde…
- Je ne suis pas payée pour faire le boulot du machiniste, ni pour être Mlle Café.
- Ce sera vite passé, il ne reste qu’un mois de tournage. Dis-toi que le prochain sera mieux…
- Oui mais… Tu ne seras plus là au prochain tournage.
- Alain non plus.
- Toi et moi, on se verra encore ? demanda pensivement Jenny.
- Oui, c’est promis ma belle. La pause dure un quart d’heure, je vais me fumer une gitane, tu viens ? »

Jenny fit non d’un signe de tête et se replongea dans ses notes. Elle était seule dans le studio, et n’aimait pas l’odeur de la cigarette. Le tournage film « Les Rivières du Ciel » s’achevait bien dans un mois, mais il s’en suivrait plusieurs mois de montage en postproduction pour lesquels la présence de la scripte était requise. Le studio, sans personne, semblait immense. Les projecteurs semblaient morts, le décor inerte et les caméras figées, comme si le temps s’était arrêté. D’un coup, l’endroit inanimé fut bondé, et en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, chacun était à son poste, Alain Hénon réclamant un café chaud à Jenny. Tout était rentré dans l’ordre.

La scène suivante allait d’échec en échec. Le metteur en scène ne trouvait pas cette étincelle qui fait qu’un plan est réussi, dans le visage de l’acteur, Guy Wolf. Les plans s’enchainaient jusqu'à la prise 48. Toujours aussi timide, mais jouissant de l’avantage de connaitre les acteurs, un minimum pour leur avoir apporté de l’eau et du café dans les loges, ou pour les avoir aidé à répéter leur texte, Jenny se dirigea vers Alain et tenta de lui dire ces quelques mots « Je pense que… » Cependant trop occupé, il ne l’écoutait pas, et ne lui adressa pas même un regard. Alors elle se dirigea vers Marc-Antoine, le directeur des acteurs et, après qu’il daigna lui prêter une oreille distraite, la jeune femme lui fit une suggestion.

« Séquence 9, plan 7, prise 49 » - « Coupé, parfait ! » Alain Hénon n’en revenait pas, mais le plan était juste sublime. Il appela Marc-Antoine Leclerc et lui demanda comment il avait fait. Jenny écoutait ce qu’il se disait pendant qu’assise sur le sol, elle continuait de gratter. « Ce n’était pas difficile… je sais que Guy apprend ses répliques au jour le jour, et il ne savait pas se situer dans le scénario, par rapport à l’histoire. Je lui ai juste dit où nous en étions, ce qu’il s’est passé avant cette scène, et ce qu’il se passe après. » Pour cette « initiative », Marc-Antoine Leclerc eut le droit à toutes les félicitations d’Alain Hénon. La scripte, toujours assise en train de classer des pages de story-board, éprouvait le sentiment le plus horrible qui existe : L’injustice. Résignée cependant, elle savait qu’elle ne pouvait rien dire, rien faire. Elle se consolait en se disant que les autres techniciens se sentaient comme elle.

Aujourd’hui, Jenny avait découvert qu’elle avait hérité d’un dont. Elle possédait le pouvoir d’invisibilité. Au début de la journée quelques techniciens avaient pestés contre l’absence de la scripte alors qu’elle se trouvait sous leur nez tandis que d’autres parurent étonnés d’entendre le nom de Jenny. « Parce qu’il y a une fille qui s’appelle Jenny ? » avait demandé le cadreur. Oui, elle existait pourtant. Sa vie n’avait pas vraiment d’importance, ni aux yeux des uns, ni à ceux des autres. Qu’elle soit là ou pas... Elle avait un rôle capital : la tiédeur des cafés dépendait d’elle. L’indifférence est bien pire encore que le mépris, elle fait plus mal, plus profondément, et ne s’efface pas.

« C’est enfin fini, commença David, je te raccompagne ? »

Jenny se couvrit d’une veste noire en imitation cuir qui faisait penser à celle de Mel Gibson dans Mad Max, elle releva ses cheveux blonds coupés au carré et parsemés de mèches roses pour les mettre sous une grosse casquette. Elle enroula une écharpe de couleur indéfinie autour de son coup, enterra ses mains dans les poches de son jean bleu nuit, et se dirigea vers la sortie où David l’attendait, fumant une cigarette. Les deux jeunes gens s’avançaient dans le nuit, marchant sous les lampadaires allumés. Jenny semblait très jeune par rapport à David, elle n’avait que 20 ans tandis que lui avait une dizaine d’années de plus. Ou un peu moins.

Dans son esprit, même si les gens ont un travail qui ne leur plait pas, ils ont une famille, où quelqu’un à qui se rattacher. Pour Jenny, cette personne était David, sauf qu’il la faisait souffrir au moins autant qu’il lui donnait du bonheur. Grâce à lui, au moins elle avait chaud la nuit.

« Alors, commença Jenny, tu propose de me raccompagner ?
- Comme tu le vois, répondit l’homme en souriant.
- Tu n’as pas peur que ta copine nous voie ?
- Non, elle est repartie en Israël le week end dernier. Tu sais, je te l’ai déjà dit, si je n’étais pas avec elle, j’aimerais vraiment être avec toi.
- Tu dis ça à toutes les filles, arrête ton char, répondit Jenny en riant jaune.
- Arrête, tu es vraiment spéciale pour moi… »
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